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Affichage des articles associés au libellé C'est vraiment bien

Le commencement de l'infini : les explications transforment le monde - David Deutsch

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Nouvelle Masse critique avec Le commencement de l'infini de David Deutsch. Que Babélio et les Editions Cassini soient ici remerciées (et que je sois pardonné pour le retard pris à rédiger cette critique). Parce que il faut dire les choses. Quand on reçoit un ouvrage par un éditeur dans le cadre d'une Masse critique, on le reçoit donc gratuitement et en échange on (ici c'est moi) doit rédiger une critique de l'ouvrage, c'est le deal. Pas de problème. Enfin si, un.  On doit le faire dans les 30 jours. OUI ! 30 ! Alors pour une BD , pour un polar c'est easy comme ils disent. Mais pour un livre de David Deutsch, vous voulez que je vous dise ? franchement c'est Mission impossible . C'est bien simple, pour le lire je vais à la vitesse Brian Greene. La "vitesse Brian Greene" c'est mon étalon de vitesse de lecture lente ( expliquée ici ). Un peu comme si je me rapprochais du trou noir dont il essaie de m'expliquer la distorsion temporelle : ...

Luminary - Luc Brunschwig et Stéphane Perger

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Il y a ceux qui connaissent Taddeus Tenterhook et il y a les autres. Pour les autres qui roderaient parmi nous, Taddeus, c'est d'abord le plus grand guignard que je connaisse. A côté Peter Parker c'est le BG du campus et Rémi le populaire de la bande. Limite, il y a que Hutchi-le-petit-prince-orphelin qui peut lui en remontrer dans le registre de la loose (ça y est, ceux qui connaissent commencent à comprendre). D'abord avec un blase pareil tu peux porter plainte contre tes parents. Ah bah non, tu peux pas, tu es orphelin. Et puis avec ton physique t'as pas d'ami. Oui, parce que non content d'être un cumulard de la poisse Taddeus est en plus  bossu . Et comme il a intériorisé tout ce malheur, il encaisse en silence les railleries et moqueries des étudiants qui le harcèlent. Bref, Taddeus, c'est le king de la loose . C'est le caractère de Caliméro, Peter Parker en vie sociale et les jérémiades de Scott Summers avant d'avoir emballé Jean Grey...  P...

Lune - Olivier de Goursac

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En  1977 ou 78, mon institutrice de grande section (qui me faisait un peu peur) tira les rideaux de la salle de classe. Et, dans l'obscurité, elle projeta des diapositives des photos de la conquête de la lune. Il est des moments qui changent une vie. Le monde existait. En dehors de moi. Je venais de naitre une seconde fois. Littéralement. Un vertige infini me saisit à l'instant et ne me lâcha plus. Depuis presque 50 ans. Dans un film mésestimé ,  Clint nous raconte l'histoire de ces hommes qui auraient dû aller dans l'espace et qui furent remplacés au dernier moment par un singe. De ces hommes qui eurent le sentiment d'être passés à côté de leur vie. Il est donné à ces papys une occasion inespérée de quitter la terre, fusse au prix du danger. De faire face à la Terre, à l'espace, à la vie et à la mort. Pour la plupart, seule la catabase permet d'affronter le monstre. Nous sommes les autres qui savent qu'une part d'eux-mêmes les attend là-haut. Et si ...

T'as vu le plan ? 100 plans cultes (ou pas) - François Theurel

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Maintenant je le sais, je suis vieux. Définitivement. J'ai entièrement lu ce livre découvert à la médiathèque sans même savoir que l'auteur est une star de Youtube . Et puis, il n'y avait pas le bandeau sur la couverture. J'ai bien aimé son film Camera Obscura , sur la magie du cinéma et l'interpénétration entre film et espace intérieur, lieu de la représentation (ce qui n'est pas sans faire penser à ce texte ). Mais surtout ce livre est celui d'un véritable passionné de cinéma. A partir d'une photo, d'un plan de cinéma, il montre le génie, la puissance de moments de cinéma. La grâce qui étreint ces fugaces plans qui bouleversent et marquent durablement. Ah, le monologue de Roy Batty, la tête de Willard qui sort de la mare, la statue de la liberté à la fin de La Planète des Singes , la sidération de Térence dans la scène finale de Whiplash , la performance d'Isabelle Adjani dans Possession , l'inquiétante révélation du directeur d...

Découvrir et comprendre les mystères de l'univers - Ben Gililland [Critique]

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Cet ouvrage est une petite merveille de pédagogie. Ben Gililland n'est pas un scientifique à proprement parler, il est infographiste et son métier consiste à rendre compréhensible visuellement parlant, des notions développées par d'autres. Et là, le métier fait son oeuvre. Les mystères de l'univers est richement illustré par de nombreuses infographies qui montrent et expliquent des concepts souvent contre-intuitifs. Mention spéciale à la double page 62-63 qui fait le point sur les particules élémentaires et notamment les manières de nommer celles-ci : quarks, hadrons, leptons, fermions, bosons, muons, gluons, mésons, baryons... Oui, tout ça maintenant c'est clair ! si, si... Mais la grande réussite de Ben Gililland est d'avoir su trouver un subtil équilibre dans son discours : à la fois scientifique (on n'est pas dans ouvrage pour enfant) et, en même temps, totalement destiné aux non-scientifiques curieux. Les Mystères de l'univers est typiquemen...

Pupille - Jeanne Herry [Critique]

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Il est des films qui sont des petits miracles. Pas des chefs-d’œuvres, non, juste des moments d'une profonde humanité, des moments de grâce. Pupille , c'est l'histoire toute simple de l'adoption de Théo. De ces trois mois qui courent de sa naissance et l'abandon par accouchement sous X puis l'adoption par une maman incarnée par Elodie Bouchez. Jeanne Herry filme son sujet comme un documentaire et montre tous les fils qui tissent une nouvelle maternité, à construire. Elle donne à voir tous les personnages et toutes les énergies qui s'activent pour que, dans ce temps très court, ce bébé puisse trouver de nouveaux parents. Pupille n'est pas sans faire penser à Réparer les vivants . Je n'ai vu ni le film, ni lu le livre de Maylis de Kerangal, mais vu le seul en scène d'Emmanuel Noblet. Et là aussi, chaque moment de ce processus est une histoire et une conjonction d'histoires d' une incroyable intensité narrative et émotive. La rencon...

Antarctique, expéditions en terre inconnue - Giulia Vetri

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Nouvel envoi dans le cadre de Masse Critique, que Babélio  et les éditions De la Martinière jeunesse soient ici remerciés. Le documentaire de Giulia Vetri est avant tout un superbe objet. La couverture est très réussie, jouant sur le contraste du papier mat et de fines incrustations vernissées. Les illustrations se déploient sur un grand format élégant. L'auteur joue cependant des variations de celui-ci avec des demi ou des triples pages et des replis qui donnent envie d'explorer l'ouvrage plus profondément. A l'image des explorateurs dont Giulia Vetri nous raconte l'histoire. Cet album est avant tout une histoire de la découverte puis de l'exploration de l'Antarctique et de la connaissance que nous avons de ce continent encore mystérieux. Histoire des expéditions et de la concurrence entre les nations pour le prestige de la conquête. On y découvre également les espèces spécifiques qui habitent le continent blanc ainsi que la typologie des glaces. Pet...

Au bonheur des morts - Vinciane Desprets

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Il est des ouvrages dont il est difficile de parler. La complexité de certains peut être un frein ( là ou là ). D'autres, en revanche, fouissent profondément et on ne peut que constater, par l'état de sidération dans lequel ils nous laissent, l'impact qu'ils auront. On comprendra plus, on comprendra mieux, mais pas tout de suite. Les vagues de compréhension n'arrivent que plus tard. Elles seront là. Elles sont déjà là, mais nous sommes aveugles à nous-même. Comme une solution chimique, trop secouée. Il faut laisser sédimenter pour voir les nouvelles couches apparaître. La percolation des âmes n'est pas un processus immédiat. On lit deux fois ce livre. L'articulation des idées, le chaînage des concepts s'effectuent phrase après phrase, page après page, l'intellect remplit alors sa mission. Vinciane Desprets note que "faire son deuil" se pose comme une injonction à ceux qui restent. Obligation de faire avec, de faire sans, po...

Miss Sarajevo - Ingrid Thobois

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Nouvelle participation à Masse Critique de chez Babélio avec Miss Sarajevo d' Ingrid Thobois . Que Babélio et l'éditeur Buchet-Chastel soient ici remerciés ! 4e de couverture Printemps 1993. Joaquim, vingt ans, débarque au milieu de Sarajevo assiégée. Armé de son seul appareil photo, il cherche à échapper à son enfance et à se confronter à la mort. Cette mort que vient de choisir sa jeune sœur Viviane, fatiguée d’expier dans l’anorexie un tabou familial jamais levé.  Été 2017. Joaquim apprend le décès de son père. Le temps d’un Paris-Rouen, lui reviennent en rafales les souvenirs de sa famille bourgeoise, apparemment sans défaut, verrouillée autour de son secret. En contrepoint, il revit les mois passés à Sarajevo, qui lui ont permis de se soustraire à l’emprise du passé et d’inventer sa vie. Mais peut-on réellement se libérer du fardeau familial ? Quel est, au bout du compte, le prix du non-dit ? Participer à Masse Critique c'est attendre fébrilement devant sa ...

La lune était noire - Michael Connelly

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On avait laissé Bosch aux affres de la psychanalyse ( Le dernier coyotte ). Il repartit ensuite sur une enquête banale, mais bien menée ( Le cadavre dans la Rolls ). Elle le fit voyager à Las Vegas. Et là, on se dit que Connelly est pris de remords de n'avoir fait qu'effleurer le potentiel narratif de la ville de Bugsy Siegel. La lune noire, c'est le moment où elle passe entre deux signes astrologiques. C'est le moment du grain de sable. Celui où le malheur arrive. L'histoire : Cassie Black est en liberté conditionnelle après 6 ans de prison pour le cambriolage d'un casino. Max y était mort. Alors Cassie se tient à carreau et surveille sa fille, de loin. Celle qu'elle a eu de Max, en prison, et qui ne sait pas qu'elle a été adoptée. Mais ses parents adoptifs organisent leur déménagement en Europe. Cassie est alors obligée de replonger pour pouvoir fuir, avec elle. Et la première affaire que lui propose Léo, le frère de Max, la renvoie directement ...

Le dernier coyote - Michael Connelly

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Les années passent et les mémoires s'effilochent. Les souvenirs s'empilent et s'écrasent. Seules subsistent des certitudes floues. Et les soleils noirs de nos terreurs nocturnes. Pour avoir saboté l'enquête précédente, Harry Bosch a balancé son chef à travers la paroi vitrée du bureau. Mis à pied et sommé d'aller voir la psychologue de l'unité s'il veut retrouver son poste, Bosch doit alors remonter aux sources de sa violence. De sa colère. Et faire face au fantôme qui le hante depuis si longtemps. Celui de la scène primitive. Le meurtre impuni. Celui de Marjorie Lowe, prostituée retrouvée dans une poubelle, en 1961. Sa mère. Cet été c'est #ReReadingConnelly. J'ai tellement conspué l'étiolement de la plume de Connelly ( là  et  là ) que cela m'a donné envie de vérifier si les premiers ouvrages étaient aussi bons que dans mes souvenirs. Les égouts de Los Angeles permettent ainsi de découvrir, dans une enquête lente et un peu ve...

Rosie Pink - Didier Lévy, Lisa Zordan

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Première chronique pour Page des Libraires , que cette revue et les éditions Sarbacane soient ici remerciées ! L'histoire : Rosie est la fille du grand Horace Pink, jardinier reconnu aux multiples roses, superbes, identiques et parfaitement alignées. La détermination paternelle à exclure toutes les mauvaises herbes pousse Rosie à leur offrir une deuxième chance. De rempotage en repiquage, Rosie Pink met en oeuvre tout le savoir-faire hérité pour sauver les plantes mal-aimées et réclame un petit carré de terre pour elles. Et puis, au milieu pousse... une rose ! Rosie tente de la retirer : les roses ont bien assez de place avec son père, ici c'est le lieu des mauvaises herbes ! Serait-ce son père qui l'aurait planté ? Non ! Et Horace est bien surpris de voir que la plus belle des roses du manoir est la seule dont il ne se soit pas occupé... Dès l'ouverture, la finesse du trait et de l'encrage de Lisa Zordan impressionnent (je ne connaissais pas, avec c...

Le pouvoir des contes - Bernard Chouvier

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Quatrième envoi dans le cadre de l'opération Masse Critique. Que Babélio et les éditions Dunod soient ici remerciés ! Et là c'est une bonne pioche. Les plus fidèles d'entre vous ont pu remarquer un enthousiasme mesuré lors des précédentes lectures Masse Critique (pour ceux qui l'ignoreraient, Masse Critique est une opération où, en échange d'un ouvrage gratuit, je rédige cette chronique dudit ouvrage) : là , là et là . C'est un drôle d'ouvrage que proposent les éditions Dunod, éditeur connu pour son sérieux. Non que Le pouvoir des contes ne le soit pas, mais plutôt que l'énonciation du propos est surprenante. En effet l'auteur, psychologue et psychanalyste, laisse de côté le discours impersonnel des essais pour ancrer le texte dans une subjectivité assumée. L'ouvrage débute ainsi : J'ai connu le plaisir des contes grâce à ma grand-mère, je veux dire la mère de mon père, car l'autre, je ne l'ai pas connue, j'ignore...

La forêt d'Alexandre - Rascal

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Troisième envoi dans le cadre de l'opération Masse Critique. Que Babélio et les éditions A pas de loups soient ici remerciés ! La forêt d'Alexandre est l'écho lointain de L'homme qui plantait des arbres de Giono. Alexandre plante un arbre, qui devient, en quelque sorte, son ami. L'arbre grandit, devient un lieu de vie et de refuge pour jouer, lire, se reposer. La vie avance, la vie grandit, l'arbre aussi. Et puis, la vie et l'arbre dépassent Alexandre. Et il reste le vivant témoignage de la volonté et de la foi d'Alexandre. Cette foi de ceux qui croient qu'il y a quelque chose de plus grand dans ce monde, ici et maintenant. Derrière une apparente sobriété, le texte est d'une grande beauté, élégie lente et vivante du monde.  Les illustrations, en regard du texte, sont sobres, douces et ouvrent à l'imaginaire. L'ouvrage de Rascal est ainsi autant à destination des plus jeunes que des plus grands.  La forêt d'Alexandre est ...

Whiplash (Damien Chazelle) / Captain Fantastic (Matt Ross)

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Whiplash et Captain Fantastic . Deux films travaillés par une question décisive : jusqu'où aller dans la transmission ? A quel prix ? Faut-il violenter pour éduquer, pour tirer le meilleur d'un individu ( Whiplash ) ou alors faut-il isoler ses enfants pour les protéger de la société ( Captain Fantastic ) ? L'histoire : Andrew veut devenir batteur, un grand batteur, le plus grand de tous les temps. Il rêve d'intégrer la classe de Terence Fletcher. Dès son arrivée dans le groupe, Andrew va subir la pédagogie chaotique de Fletcher qui  fascine  ses élèves, les terrorise, les frappe, les insulte, les félicite, les monte les uns contre les autres, les met en concurrence. Pourquoi ce déchaînement de violence et cette fascination des élèves pour un mentor hurleur ? Parce que dans un bar, alors qu'Andrew a quitté le groupe depuis longtemps, Fletcher lui raconte l'histoire de Charlie Parker : devenu un dieu du jazz après avoir reçu une cymbale en...

Le serpent d'étoiles - Jean Giono

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Torturé à coups d' Enfants et la rivière et de Gloire de mon père pendant mes lointaines et jeunes années, j'entretiens une souveraine méfiance envers tout auteur soupçonné, à tord ou à raison, de régionalisme. Giono c'est "même pas en rêve". Le hussard sur le toit de Rappeneau ne m'avait pas assez enthousiasmé pour que je change d'avis, et en plus, il y a assez de livres qui m'intéressent sans que j'aille m'encombrer de ceux qui ne m'intéressent pas. J'avais tord une fois de plus. Il aura fallu une note sibylline de Philippe Walter au détour de son extraordinaire Canicule pour me convaincre de mettre le nez dans des pages de Giono. L'histoire : le narrateur, jamais nommé, dans une Provence de début de siècle, celui d'avant, raconte sa rencontre avec un berger et sa famille. Un berger qui, avec ses mots à lui, remis dans les mots de Giono, lui dit la Terre, les courants telluriques et les forces chthoniennes qui t...