Articles

Affichage des articles associés au libellé Grrr

L'oreille interne - Robert Silverberg

Image
Tout ça pour ça ! L'oreille interne est un grand ratage.  L'histoire : David Selig, médiocre personnage est télépathe. Mais son pouvoir s'en va, le quitte. Et Selig n'ayant jamais pu faire l'expérience de l'adolescence, doit découvrir la frustration et apprendre, enfin, un peu à mourir. L'idée du don comme malédiction n'est plus très originale, même si elle devait l'être à l'époque de la rédaction du roman. Qu'importe, car Silverberg n'atteint pas, et de loin, la qualité de traitement de la solitude d'un être comme a pu le faire Ken Grimwood au sujet de l'immortalité dans Replay . Bien pis, le roman est encombré de tics d'écriture propre aux années 50-70 : adresse au lecteur omniprésente, délires qui n'amènent rien à la progression narrative... La destructuration de la chronologie ne surprend pas mais n'apporte pas grand'chose à l'histoire de cet homme. Frustration sexuelle et médiocrité des af...

Éternité - Tran Anh Hung

Image
Rarement ai-je autant détesté un film. Au cinéma, il y a les navets, les ratés, les oubliables, les très quelconques, les "mais si le producteur a autant d'argent à gâcher dans une merde pareille, je ne suis pas contre un don". Il y a les longs, très longs... On sent bien alors qu'il y a quelque chose qui nous échappe, qu'on ne les comprend pas et qu'on comprend qu'on ne les comprend pas (vous me suivez ?). Pour moi c'est Bunuel ou Pialat. Et puis il y a les longs-sublimes-mais-vous-n'y-comprenez-rien-c'est-le-plus-grand-film-de-tous-les-temps-bande-d'incultes! Le premier qui ose dire du mal de 2001 l'odyssée de l'espace , de Interstellar , je le bannis, vu ? Je vous épargne les gros navets militaristes ( Forces Spéciales ou White House Down , par exemple) ou les nanars sublimes : Les aventures de Buckarro banzaï à travers la 8e dimension ou Invasion Los Angeles . Seuls ceux qui savent comprendront. Même pas pe...

Le dernier Templier - Raymond Khouri

Image
Oui, je sais, c'est pas bien... J'aurai pas dû [sur un air de Les Bétises de Sabine Paturel, seuls les plus de 35 ans comprendront]. J'y ai cru pourtant, J'avais abaissé mes critères, je m'étais mis en mode "lecture simple" en me disant que j'allais gratter cette partie un peu honteuse mais qui fait tellement du bien. Comme lorsque on tombe dans le pot de pâte à tartiner, qu'il ne faudrait pas, mais que Merde ! c'est trop bon, même si c'est trop sucré. Vous voyez ? R. Khoury est à la littérature ce que le Nutella est à la gastronomie. Une sorte de point aveugle. Il faut dire que tout avait bien commencé... En empruntant à ma médiathèque préférée (spéciale dédicace aux bibliothécaires) une DaVinciConnerie, je me livrais à un de mes vices les plus pervers. Je m'explique. Si vous m'avez lu, non pas en large et en travers mais sur quelque posts au moins, il est clair pour vous que la religion... comment dire... Karl Marx est...

Un léger bruit dans le moteur - Munoz, Luciani et Gaët's

Image
L'histoire : je suis un petit garçon et je tue des gens. Par un résumé aussi lapidaire, on comprend qu' Un léger bruit dans le moteur reprend la thématique de l'enfant comme figure du mal. Si "le jeune" est une récurrente figure de l'inquiétude depuis l’Égypte ancienne et tout au long de l'histoire jusqu'à son ultime avatar (le "jeune de banlieue"), il n'est que rarement l'incarnation du Mal à proprement parler. On trouve certaines exceptions dans plusieurs films d'horreurs/fantastique des années 70 ( Le village des damnés, L'exorciste, La malédiction... ) en y téléscopant le topos de l'ennemi intérieur (promis à une jolie postérité là ). À chaque fois, l'enfant maléfique incarne une rupture dans l’ordre du monde (du point de vue moral et/ou spirituel en fonction des orientations de l'auteur), une anomalie à combattre, guérir ou sauver. Ici rien de tout cela. Dans un hameau abandonné, qui n'est pas...

Les âmes vagabondes - Stephenie Meyer

Image
Ça devient vraiment n'importe quoi ce blog. Déjà que j'ai un peu de mal à trouver l'énergie pour rédiger de nouveaux messages... Alors voilà ! On commence par les meilleurs bouquins, ceux qui mettent en valeur, ceux qui se la jouent un peu, qui disent "vous avez vu ce que je lis et comment j'en parle bien". On sort les essais un peu pointus qui font le lecteur qui pose et tout ça pour quoi ? Finir par un bouquin de Stephenie Meyer...? et pourquoi pas Les oiseaux se cachent pour mourir , tant qu'on y est ? Et bien qu'on se le dise, non ! je ne fais pas mon coming-out chick-lit . Et non ! je ne ferai pas de critique a priori négative de tout ouvrage que j'ai lu... Alors qu'est-ce que je fais dans cette galère ? Disons que, il faut, parfois, se confronter à ses propres contradictions... Précisons un peu : il y a d'une part le plaisir, puissant, inextinguible, celui de lire, de se raconter des histoires, de s'offrir des fugue...

Flashback - Dan Simmons

Image
Durant les vacances de Noël, je vais au cinéma. On y trouve les films annuels des frères ennemis Pixar/Disney et Dreamworks. Pour la quatrième fois, Peter Jackson propose son Tolkien movie. Et puis il y a des comédies françaises. Aller voir une comédie française au cinéma c'est toujours faire un pari. Acter d'abord l'absence de spectaculaire. Ici point d'effet spéciaux, ok c'est le genre. C'est aussi savoir que l'on ne va pas être surpris. On n'est jamais surpris avec une comédie française : les mêmes acteurs, les mêmes petits numéros, les mêmes faiblesses de scenarii, le même rire convenu somme toute. Aller voir une comédie française, c'est faire un pari, le pari que cela peut valoir le coup, quand même... Je suis allé voir Stars 80 à Noël. Le scénario tient sur un ticket de métro. Les stars ne sont ni les acteurs (Anconina et Timsit rejouent honnêtement la même partition de films en films) ni la manière de les filmer. Les stars ce son...

Les livres qui m'ont dégouté de leur auteur

Image
Ben oui, ça arrive. Des fois on croise un livre et ce n'est tout simplement pas possible. Soit le livre me déçoit du fait de mes attentes, soit l'auteur est trop roublard, soit la 4e de couv' est malhonnête (on ne dira jamais assez le mal que peut faire une 4e ratée...), soit..., soit... les raisons sont nombreuses, mais suffisamment fortes pour m'interdire la possibilité même de réessayer de lire un autre ouvrage de l'auteur. Je vous le dis DÉ-GOU-TÉ. Ce qui peut être idiot car un auteur peut se rater sur un ouvrage et en écrire d'autres très bon, mais bon c'est comme ça... Petit florilège en forme de détestation... - Ken Follett, La marque de Windfield . J'avais tellement aimé les Piliers de la terre que j'ai tenu les au moins 500 pages de ce navet pseudo-victorien en attendant, non pas Godot, mais de sortir du salmigondis sentimentalo-niais qui irrigue ce pavé. Mais ce qui gène le plus, c'est que ce qui lie les deux méchant...

Les chroniques du soupir - Mathieu Gaborit

Image
Rédiger cette chronique me fend le cœur. J'ai dit autour de moi depuis des années tout le bien que je pensais de Mathieu Gaborit. Car pour moi qui n'aime pas vraiment la fantasy, son écriture offre une vraie originalité. Précisons un peu les termes. Je n'aime pas la fantasy en général , car à mon sens, son écriture est assez stéréotypée et, si j'aime bien entrer de temps en temps dans un univers assez évocateur, les trop longues sagas me lassent. Or la fantasy a érigé la trilogie en règle, la décalogie en exception qui la confirme, le prince caché en topos et le méchant seigneur des ténèbres en caricature. Oui, mon propos est excessif, ma méconnaissance de tous les écrits sortis depuis des années dans le domaine est crasse, toutes critiques que j'accepte. Mais d'abord je suis chez moi (je sais, l'argument est pauvre) et les centaines d'ouvrages qui s'amoncellent dans ma bibliothèque et autour du lit (oui, chérie, je vais ranger...) me p...