La la land (Damien Chazelle) / Moonlight (Barry Jenkins)
L'histoire est connue : La la land archi favori pour rafler le maximum de statuettes aux célébrations américaines, après être montée sur le plateau son équipe s'est vu obligée de redescendre avec tout son petit monde, le meilleur film étant finalement attribué au moins flamboyant mais bouleversant Moonlight . Au-delà de l'anecdote (qui dit, en fait, exactement ce que je pense), le plus intrigant est de voir réunis ces deux films qu’apparemment tout sépare : grosse machinerie / film indé, stars en voie de panthéonisation / acteurs quasi inconnus, comédie musicale joyeuse et entraînante / drame dépressif, blancheur partout / communauté afro-américaine durant tout le film, on pourrait multiplier à l'envi les oppositions. Allons plus loin, La la land et Moonlight au delà de ces oppositions formelles ne sont-ils pas les deux avatars de la même fascination que la culture américaine entretient avec la solitude des êtres ? La la land raconte l'histoire de de...