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Affichage des articles associés au libellé Bande dessinée

Castelmaure - Lewis Trondheim & Alfred

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Nouvel envoi dans le cadre de Masse Critique. Que les éditions Delcourt et Babélio soient ici remerciés. Une sensation mitigée à la lecture de cette bande dessinée.  La réalisation est impeccable, l'objet est beau. L'histoire est dense : un roi disparu, une malédiction sur tout un pays, une génération d'enfants conçus la même nuit tous difformes car ils sont porteurs de double identité (siamois, meurtrière hantée par une jumelle non née...) à cela il faut rajouter un mythographe qui parcourt le pays à la recherche des contes et mythes, en espérant secrètement retrouver le roi perdu, un chasseur errant, un roi félon... Les allers-retours temporels densifient la narration sans toutefois toujours l'éclaircir. Ainsi, à la lecture, il me semble que le potentiel de l'histoire n'est pas complètement exploité. Je ne saurais dire pourquoi, un sentiment d'inachevé plane sur cette histoire et ce sentiment est renforcé par le fait que je n'ai pas été sensible au des...

Luminary - Luc Brunschwig et Stéphane Perger

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Il y a ceux qui connaissent Taddeus Tenterhook et il y a les autres. Pour les autres qui roderaient parmi nous, Taddeus, c'est d'abord le plus grand guignard que je connaisse. A côté Peter Parker c'est le BG du campus et Rémi le populaire de la bande. Limite, il y a que Hutchi-le-petit-prince-orphelin qui peut lui en remontrer dans le registre de la loose (ça y est, ceux qui connaissent commencent à comprendre). D'abord avec un blase pareil tu peux porter plainte contre tes parents. Ah bah non, tu peux pas, tu es orphelin. Et puis avec ton physique t'as pas d'ami. Oui, parce que non content d'être un cumulard de la poisse Taddeus est en plus  bossu . Et comme il a intériorisé tout ce malheur, il encaisse en silence les railleries et moqueries des étudiants qui le harcèlent. Bref, Taddeus, c'est le king de la loose . C'est le caractère de Caliméro, Peter Parker en vie sociale et les jérémiades de Scott Summers avant d'avoir emballé Jean Grey...  P...

Les métamorphoses 1858 - Tyria Jacobaeae, tome 1 - Alexie Durand et Sylvain Ferret

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Nouvelle Masse critique pour Babélio et ce tome 1 d'une trilogie chez les éditions Delcourt , qu'ils soient tous ici remerciés pour l'envoi ! L'histoire : Dans le Paris du Second Empire, deux amis, l'un médecin, l'autre vaguement détective privé, s'intéressent à la disparition de plusieurs femmes. Alors qu'ils remontent la piste d'un hypnotiseur, ils sont attaqués par... quelque chose. Depuis que j'ai remis le nez dans Maléfices , je réfléchis Belle époque, je me documente XIXe siècle, j'ai acheté la version 3 du jeu parue il y a 15 ans, j'ai succombé à la version 4. Je ne pouvais pas hésiter, avec un titre pareil : Les métamorphoses 1858 ... Alors je dois dire que l'objet lui-même est très réussi. La couverture est très belle graphiquement (quoique assez horrifique) et la sensation de matière est très agréable, les impressions vernissées fonctionnent bien. Bref, je n'ai qu'une envie, me plonger dedans. Et le ressen...

Histoires inavouables - Ovidie & Jérôme d'Aviau

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Meuh si, elles sont avouables. Bon, enfin, pas toutes. En fait ça dépend à qui. Ce qui veut dire pas à tout le monde... vous voyez ce que je veux dire, hein ? Parce que ce sont des histoires de cachoteries, de coucheries, coquines, volées, merdiques, ratées, drôles, avortées, magiques... chacun trouvera la sienne ou celle qu'il aimerait vivre, en vrai ou en rêverie. Dans le train, avec un téléphone, en mode cougar ou caché en pleine réunion de famille (si, si c'est possible). Il y en a pour les filles et pour les garçons qui les aiment. Mais aussi pour les filles qui aiment les filles et les garçons, les garçons. Des histoires vraies racontées à l'auteur ou vécues par elle (il y en a une que j'ai identifié à coup sur...). Il faut dire qu'Ovidie n'est pas n'importe qui. Pour ceux qui ne la connaitraient pas, ancienne actrice de X, Ovidie réalise maintenant des films érotiques intelligents. Eh oui ! ça existe. Des films qui mettent la sexua...

La Brigade chimérique - Serge Lehman, Fabrice Colin, Gess, Céline Bessoneau

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  L'histoire : mars 1939. Le docteur Mabuse et son armée de crânes ont créé une ville en quelques mois en plein cœur des alpes autrichiennes ; Frédéric et Irène Joliot-Curie, perpétuant le travail de Marie Curie à l'Institut du Radium sont en butte à l'accusation de communisme et de collusion avec "Nous autres" l'entité collective qui a pris le pouvoir à l'est ; le Nyctalope, protecteur de Paris s'oppose aux Curie tandis que Georges Spad, jeune et mystérieuse écrivaine est habitée de voix et rencontre Jean de Séverac ancien médecin des tranchées qui sort de 16 ans de coma passé à l'Institut du Radium... La Brigade chimérique n'est pas une lecture facile. Agacé par un plan média un peu trop bien huilé à l'époque et le tam-tam d'une blogosphère souvent sensible et complaisante à l'entre-soi du petit milieu de la SF, ma première lecture de La Brigade chimérique fut une rencontre ratée. Je n'y ai vu alors que les déf...

Le décalage (Julius Corentin Acquefacques, tome 6) - Marc Antoine Mathieu

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Marc-Antoine Mathieu a encore frappé ! Cela faisait plusieurs années que j'attendais la suite des aventures de Julius Corentin Acquefaques, après le fascinant 2,33333e dimension . Petit rappel pour ceux qui ne connaissent pas encore JCA : Julius, est un personnage-valise dans un monde en constant risque de déraillement. A l'intersection du rêve et de la réalité, JCA explore le monde et ses limites. Par des dispositifs éditoriaux délirants JCA pousse les conventions de l'objet livre, les limites de la lecture dans leurs ultimes retranchements. Ici le temps est soumis à rude épreuve. Alors que chaque aventure commence par une chute de lit, ici JCA oublie de se réveiller et l'aventure commence sans lui, avec plusieurs pages de retard. Les personnages secondaires sont alors bien embêtés : que faire, sans Julius ? Et pourquoi ne l'entendent-ils pas alors qu'il hante et commente les pages qui s’égrènent, jusqu'à rencontrer la couverture... La bande...

Un léger bruit dans le moteur - Munoz, Luciani et Gaët's

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L'histoire : je suis un petit garçon et je tue des gens. Par un résumé aussi lapidaire, on comprend qu' Un léger bruit dans le moteur reprend la thématique de l'enfant comme figure du mal. Si "le jeune" est une récurrente figure de l'inquiétude depuis l’Égypte ancienne et tout au long de l'histoire jusqu'à son ultime avatar (le "jeune de banlieue"), il n'est que rarement l'incarnation du Mal à proprement parler. On trouve certaines exceptions dans plusieurs films d'horreurs/fantastique des années 70 ( Le village des damnés, L'exorciste, La malédiction... ) en y téléscopant le topos de l'ennemi intérieur (promis à une jolie postérité là ). À chaque fois, l'enfant maléfique incarne une rupture dans l’ordre du monde (du point de vue moral et/ou spirituel en fonction des orientations de l'auteur), une anomalie à combattre, guérir ou sauver. Ici rien de tout cela. Dans un hameau abandonné, qui n'est pas...

Le photographe - Guibert - Lefèvre - Lemercier

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J'ai menti . J'ai dit que personne ne m'offrait de livres. A Noël, Camille et Vincent m'offrent une bande dessinée. Cette année, ce fut Le photographe du trio Lefèvre, Lemercier et Guibert. Cela faisait quelques années que les trois tomes me faisaient de l’œil. Pourtant je ne les empruntai pas en médiathèque, probablement réticent du fait de couleurs de couverture un peu tristes. C'est un peu ridicule, je sais, mais la colorisation est pour moi une part indéniable de l'attrait de la BD (pas la seule, tant s'en faut). L'histoire : Didier est photo-reporter. En plein conflit soviético-afghan, il décide d'accompagner une caravane de MSF. Les trois tomes sont l'histoire, les histoires de sa participation à cette mission. La première impression est de se retrouver au milieu de Tintin au Tibet . L'usage de la ligne claire et la filiation graphique me semblent évidentes. Pourtant, bien loin de l'aventure épique à la Hergé, le...

Walking dead (Kirkman - Moore et Adlard)

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Je n'aime pas les zombies. Ni les films, ni les livres. Je trouve même ahurissant qu'il en existe des poupées pour enfants, cela me choque profondément. La question du zombie est même, en tant que genre d'écriture littéraire ou filmique, éminemment répulsive pour moi. Chacun lit et regarde ce qu'il veut. Moi aussi. Et justement il y a trop de livres à lire et de films à voir pour perdre du temps sur des thématiques qui ne m'intéressent pas Or à force d'épuiser les séries de la médiathèque, il ne me restait quasiment plus que celle là. C'est donc plus qu'à reculons que j'ai emprunté 1 puis 2 puis 3 puis les 16 premiers tomes de la série. J'avais tort. L'histoire : Rick, policier dans le coma, se réveille dans un monde qui a changé, un monde où les morts se relèvent de leurs tombe pour hanter les rues, à la recherche de chair humaine... Rick retrouvera-t-il sa femme Lori et son fils Carl ? Walking Dead s'attache aux p...