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Affichage des articles associés au libellé Gabriel Garcia Marquez

Corps pour corps - Jeanne Favret-Saada et Josée Contreras

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En 1981, moins de dix ans après la parution des Mots, la mort, les sorts , Jeanne Favret-Saada publie avec Josée Contreras des extraits de son journal de terrain, Corps pour corps . Les mots, la mort, les sorts décrivait le système analysé par l'anthropologue, la sorcellerie bocaine. Jeanne Favret-Saada expliquait, dans une longue et séminale introduction, l'impossibilité de constituer tout savoir sur la sorcellerie sans tenir une des places du système : annonciateur, ensorcelé, désorceleur ou sorcier. Elle rencontra le couple Babin, exploitants agricoles qui n'eurent de cesse de la mettre à la place de la désorceleuse, persuadés "qu'elle le faisait pour le bien" et qu'elle saurait mettre fin à la série des malheurs qui les touchaient (mariage non consommé, beurrées endémiques, difficulté à baratter etc.). Le trouble dans la communication entre Jeanne Favret-Saada et les Babin, les incompréhensions réciproques et l'asynchronie des postures font...

Middlesex - Jeffrey Eugenides

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Calliope est née... fille après une séance de divination de genre sur le ventre de sa mère et dans la cécité successive des accoucheurs et médecins de famille. Elle se pense, se sent, se vit "fille" sans plus s'interroger. Sur quoi déjà ? Calliope, Calli, Cal, Middlesex raconte le destin d'un hermaphrodite dans l'Amérique des années 60. Mais le cœur du roman n'est pas vraiment là. Il est à Smyrne, en Turquie, gisant dans un secret de famille, scellé au milieu de l'Atlantique, deux générations plus tôt. Middlesex c'est d'abord l'épopée d'une famille d'immigrants en Amérique, leur histoire, ce qui se joue, se noue et se dénoue au fil des générations. Middlesex en ce sens est beaucoup plus proche de son grand modèle, Cent ans de solitude , livre-monstre,  livre-monde,   livre-univers indépassable. Jeffrey Eugenides traque et exhibe la folie quotidienne qui hante les familles.  À la différence de l'œuvre écrasante de Garcia Mar...

Le voyage de Simon Morley - Jack Finney

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Simon Morley, c'est vous, c'est moi. C'est nous en train de lire le livre, qui sur une banquette, qui dans un lit. Nous qui occultons toute réalité autour de nous et acceptons de mettre notre cerveau en auto-hypnose pour décider de croire à la réalité du livre, de l'histoire. Simon Morley découvre que, si on est assez conditionné par son entourage, par une simulation, on peut retourner dans le passé.  Revenu dans le New York des années 1880, Simon nous fait partager sa lente balade ébahie. De longues et lentes descriptions (il est peintre) achèvent de nous faire croire à la tangibilité de ce New York révolu. Il l'aime tellement qu'il tombe amoureux de la nièce de sa logeuse et se retrouve embarqué dans un incendie qui ravage un immeuble en restauration. Étonnant rythme d'un roman qui s'étire tout en langueur pour retrouver une tension dramatique anodine mais intense (les héros et les personnages d'arrière-plan arriveront-ils à s'échappe...