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Affichage des articles associés au libellé Musique

White spirit - Shoof / Ensemble Al Nabolsy / Derviches Tourneurs de Damas

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L'ensemble Al Nabolsy, accompagnés de trois derviches tourneurs de Damas et du graffeur Shoof se sont produits la semaine dernière au Lieu Unique à Nantes. Spectacle rare de représentants d'une tradition millénaire du soufisme. Il y est question d'accéder au divin par la transe. La  fascinante   performance des danseurs est portée par les chants de l'ensemble Al Nabolsy. Le taggeur Shoof, pendant ce temps, traduit graphiquement les volutes du chant et de la danse. Elle ne se dévoile que progressivement par l'utilisation de la lumière noire. Le spectacle total étreint progressivement les témoins que nous sommes. Le chant lancinant s'insinue dans les corps ; les trilles  visuelles   et les spirales sonores emportent l'esprit et l'âme dans une torpeur unique. S'il est peu probable d'être soi-même, en tant que spectateur, invité dans la transe, le pacte du spectacle permet d'approcher ou, à tout le moins, d'imaginer les ét...

Deezer, la playlist du moment

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Bon je vais enfoncer des portes ouvertes mais le flow de Deezer fonctionne méchamment bien... Cette playlist tourne en boucle, depuis 15 jours entre valeurs sûres et découvertes. On y trouve pêle-mêle Archive, Massive Attack, Craig Armstrong, l'excellent Chinese Man, Death Las Vegas, Björk, Pink Martini Hooverphonic et les incontournables Portishead... Raah, merci !

Mathis Haug

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Poursuivant son épatante programmation, le Champilambart , nous a proposé un fabuleux concert la semaine dernière. On passera sur le public apathique comme d'habitude, ils étaient juste deux sur scène : Mathis Haug et son comparse Stéphane Notari, à rejouer blues et rock plus vrais que nature. Avec une extraordinaire présence, le duo guitare-percussions, porté par l'incomparable voix de Mathis, a réveillé les mânes de Stevie Ray Vaughan et de son Tin Pan Alley. On a même cru pouvoir reconnaitre une trace de l'influence blues des Doors (alors que la guitare n'était vraiment pas l'instrument de prédilection du groupe de Morrisson). Bref c'était du lourd et c'était bon. Raah ça fait du bien.... allez-y vite. L' écouter légalement Son site Son FB

Mysteries - Beth Gibbons

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Mysteries Libérée du trip-hop entêtant de Portishead , la voix de Beth Gibbons livre une prestation bouleversante dans une mélodie faussement simple. Magnifique. Cédric Klapisch, qui n'est pourtant pas un grand réalisateur, utilise la charge émotionnelle de Mysteries pour révéler le cœur dévasté de Wendy dans Les poupées russes.   Elle sait qu'il va la tromper, mais lui ne sait pas qu'elle le sait. Alors, elle lui fait une des plus belles déclarations d'amour de cinéma et lui, comme un con (la trilogie de Klapisch est quand même une ode à la connerie masculine), il s'en va. Klapisch aurait pu faire beaucoup mieux en abandonnant les plans de coupe sur le visage de Romain Duris et ce plan large qui clôt inutilement la scène sur le parvis de la gare. Ce quai n'aurait jamais dû finir. Pourquoi (hein, pourquoi ?) nous infliger cette coupe sur Duris, on s'en fout de Duris, on ne lâche pas Kelly Reilly quand on lui écrit une scène pareille... Il n...

Massive Attack

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Massive attack est toujours lié à mon souvenir fasciné de la représentation de Dans la solitude des champs de coton de Bernard-Marie Koltès. En 1995 ou 1996, Arte diffusa la captation de ce texte incandescent aux Amandiers à Nanterre, pour la troisième fois mise en scène par Patrice Chéreau, avec Pascal Gregory. Le texte violent et maitrisé est scandé par le Karmacoma de Massive Attack. Bouleversé par la puissance du texte, par l'interprétation de Chéreau et Grégory et l'articulation subtile entre le spectacle et sa bande son, les deux premiers albums de Massive Attack, Protection et Mezzanine m'ont accompagné durant des années. Puis je les ai oublié, la vie avançant. C'est la radio Deezer de Portishead (déjà présentée ici) qui m'a rappelé leur existence. Comme Portishead, Massive Attack est la seule musique avec laquelle je peux travailler. Angel, Dissolved girl, Teardrop, Protection sont des morceaux quasiment parfaits. Massive Attack, c'est i...

The return of the Dark side of the moon

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Je vous ai dit plus bas tout le bien que je pensais de la réinterprétation du "Dark side of the moon" par la compagnie Inouie. Pour les angevino-nantais, Thierry Balasse et ses acolytes repasseront demain mardi 18 février et jeudi et vendredi dans les parages. A ne pas manquer assurément.

La face cachée de la lune (Thierry Balasse - La compagnie Inouie - Pink Floyd)

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  C'était hier. C'était à Saint-Nazaire. L'écho d'un temps que je n'ai pas connu. Celui d'un disque né avec moi et écouté en boucle 15 ans plus tard. C'est vieux et c'est nouveau. C'est rock et électro. Expérimental et mainstream. Vous n'y verrez pas Pink Floyd ni un tribute band . La compagnie Inouie revisite et recrée littéralement sur scène sa face cachée de la lune. Moment rare. Magique. Courez-y !

Olivia Ruiz en concert

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© Nicolas Patault (avec son aimable autorisation) Son site Pour être honnête, je pensais ne jamais écrire un post avec un titre contenant le nom d'Olivia Ruiz. Vous commencez à connaitre mes goûts musicaux et, à part un joli minois, je ne créditais Olivia que de mon indifférence polie. Mais ce post est d'abord là pour dire tout le bien que je pense de l’extraordinaire qualité de la programmation culturelle du Champilambart . Tellement courue que la majorité des places se vendent en quelques jours en juin pour l'année suivante... Bref il faut choisir sur papier et bien longtemps à l'avance... Et de se retrouver pour un spectacle un jour de semaine, en novembre, fatigué, surtout pour accompagner ma moitié... Oubliez La femme chocolat et les antiennes rebattues par les médias suivistes, Olivia Ruiz c'est tout sauf de la variétoche comme je le croyais bêtement. Olivia Ruiz, c'est rock, c'est lourd et ça crache. C'est six mecs sur scène qui assure...

Enjoy for eternal bliss (2) - Yndi Halda

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Quatrième piste du rarissime Yndi Halda Illuminate my Heart, my Darling, là encore traduit la postérité du post-rock d'un Mike Oldfied, alternant contemplation mélancolique et envolées orgasmiques. La judicieuse batterie qui n'a pas peur d'un rythme militaire, renforce violons électriques et guitares, entre saturation et extase. J'en avais déjà parlé là . Enjoy, again  

Mediterranean Sundance (Friday Night in San Francisco) - Paco de Lucia, Al di Meola, John Mc Laughlin

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La seule période de ma vie où je n'ai pas lu remonte à 1995. J'étais sous les drapeaux, parmi les derniers. Bloqué, impossible de lire, rien. J'ai écouté de la musique, comme dans une bulle. Avec un baladeur à cassette . Cela semble la préhistoire. Est passé en boucle le sublime Friday Night in San Francisco du trio Paco de Lucia, Al di Meola, John Mc Laughlin. Le premier morceau Mediterranean Sundance , est un pur joyau de virtuosité jamais gratuite. Le dialogue entre les deux guitaristes est stupéfiant. Écoutez l'exaltation du public vers 10:40 après un pic ahurissant de perfection sonore. D'abord la version disque, la plus belle à mon sens. Puis une version filmée (son et image assez mauvais, mais regardez les mains !), avec quelques légères variations par rapport à la précédente. Je n'ai tenu dans ce monde de brutes que grâce à cette musique qui permet d'avoir encore foi en l'homme. À écouter et réécouter les jours de ...

Portishead

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Est-il besoin de présenter encore Portishead ? En trois albums le trio a créé une patte inimitable de spleen et de mélodie. Alors oui, cela a vingt ans pour le premier. Et alors ? Quand c'est bon, on ne compte pas. Je les écoute quotidiennement dès mon arrivée lorsque je suis seul au bureau. C'est la seule musique avec laquelle je peux travailler en même temps... Un peu de douceur dans un monde de brutes, à partager ici. La radio Deezer de Portishead. Ma playlist avec un extrait ci dessous.

Les violons barbares

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Ils sont trois . Ils sont prodigieux. Ils sont les Violons barbares. Hier soir, j'ai assisté à leur concert et n'en suis pas toujours revenu. Il est français et joue des percussions avec et sur tout. Il est bulgare et joue de la gadulka comme un virtuose (et parle un français délicieusement châtié). Il est mongol et joue du violon morin khoor, mais son instrument majeur est sa voix. Jusqu'à 4 octaves ! Le plaisir de jouer ensemble est évident, la complicité réjouissante. Mais les compositions, la texture des voix (fabuleuses variations du caverneux jusqu'à l'aérien aigu), les langues des chansons (toutes des chansons d'amour...!) géorgien, kazakh, mongol, bulgare, happent, saisissent, transportent, plongent dans une ahurissante dimension sensorielle, presque physique. Fascinante exploration de territoires sonores inimaginables pour nos oreilles occidentales. Il faut l'entendre et le voir pour y croire. Il faut le ressentir physiquement. C...

Old celtic and Nordic ballads (illustré par Arthur Rackham)

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    Le label clissonais Prikosnovénie continue sa publication de compilations musicales sous formes de livres-CD. Après la série des berceuses superbement illustrées par Sabine Adélaïde, celle-ci laisse la place au pinceau d'Arthur Rackham. Cet illustrateur britannique de la première moitié du XXe siècle est bien connu pour ses illustrations de textes célèbres : la geste arthurienne, Peter Pan, les contes de Grimm, ou encore Alice au Pays des merveilles . Ici, il accompagne avec bonheur une compilation de 17 chants et ballades celtisantes. Le livret propose le texte de chacune des pistes dans la langue originale (norvégien, ferroien...) anglais et français. Publié dans une belle matière l'objet donne un très beau rendu. Pour en savoir plus, ici . Enjoy. À qui l'offrir ?   - aux stressés qui vous entourent - aux fans de musique "no stress" ; Si vous avez aimé , Old celtic and Nordic ballads vous aimerez peut-...

Archive - Again

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Nouveau très long trip, revendiquant clairement sa filiation avec Pink Floyd, le morceau Again , du groupe Archive. À écouter là . Seize minutes vingt trois de bonheur planant avec guitare envoutante. Enjoy.

Telegraph Road - Dire Straits

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Bon, ce n'est pas ici que vous écouterez des chansons courtes (et récentes). J'allais intituler ce billet "la meilleure chanson du monde", mais cela aurait fait peut-être un peu racoleur, non ? Pourtant... Alors je sais, ça ne date pas d'hier, puisque l'album est de 1982. Je ne vais pas refaire l'histoire du groupe, on la trouve partout. Cependant, quelques points à savoir avant d'entrer dans ce morceau sublime (n'ayons pas peur des mots). Mark Knopfler est un "guitar hero" des années 80 (comme Éric Clapton, Carlos Santana ou John Mac Laughlin), mais son plus grand regret est que le virtuose de la guitare éclipse le parolier. Cette chanson raconte l'histoire de pionniers, l'histoire de leur cité, de sa fondation jusqu'à la débâcle des années de crise. Et puis, le narrateur, un homme perdu, perdu dans cette vie, entre embouteillages et histoire d'amour à la dérive. Le sifflement du début et la chute musicale...

Enjoy for eternal bliss - Yndi Halda

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Il faut savoir surprendre son lecteur, aujourd'hui c'est musique. Yndi Halda est un groupe anglais qui a autoproduit l'album Enjoy eternal bliss en 2007. L'album, d'environ une heure, ne comporte que 4 morceaux dont l'un de plus de 19 minutes. Complètement instrumental, il ressemble à ce que serait la fusion entre le rock progressif d'un Hergest Ridge (Mike Oldfield) et la virtuosité psychédélique d'un John Mac Laughlin période Mahavishnu Orchestra. En plus apaisé, et plus mélancolique. Savant mélange entre guitare, clavier et cordes électriques, le troisième morceau, A song for Starlit Beaches, montre la répétition d'une ligne mélodique en une longue incantation, une longue mélopée avec explosion tragique et moments d'apaisements... Hypnotique, lancinant, entêtant, mais aussi poétique, inspiré et enthousiasmant. Ça va tourner en boucle pendant un moment... Le site officiel , la page myspace , la page facebook ...