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Histoires inavouables - Ovidie & Jérôme d'Aviau

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Meuh si, elles sont avouables. Bon, enfin, pas toutes. En fait ça dépend à qui. Ce qui veut dire pas à tout le monde... vous voyez ce que je veux dire, hein ? Parce que ce sont des histoires de cachoteries, de coucheries, coquines, volées, merdiques, ratées, drôles, avortées, magiques... chacun trouvera la sienne ou celle qu'il aimerait vivre, en vrai ou en rêverie. Dans le train, avec un téléphone, en mode cougar ou caché en pleine réunion de famille (si, si c'est possible). Il y en a pour les filles et pour les garçons qui les aiment. Mais aussi pour les filles qui aiment les filles et les garçons, les garçons. Des histoires vraies racontées à l'auteur ou vécues par elle (il y en a une que j'ai identifié à coup sur...). Il faut dire qu'Ovidie n'est pas n'importe qui. Pour ceux qui ne la connaitraient pas, ancienne actrice de X, Ovidie réalise maintenant des films érotiques intelligents. Eh oui ! ça existe. Des films qui mettent la sexua...

La nuit sexuelle - Pascal Quignard

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Quand on sonde le fond de son cœur dans le silence de la nuit on a honte de l'indigence des images que nous nous sommes formées sur la joie. Je n'étais pas là la nuit où j'ai été conçu. Une image manque dans l'âme. On appelle cette image qui manque « l'origine ». Nous cherchons cette image inexistante derrière tout ce qu'on voit. Je cherche à faire un pas de plus vers la source de l'effroi que les hommes ressentent quand ils songent à ce qu'ils furent avant que leur corps projette une ombre dans ce monde.  Si derrière la fascination, il y a l'image qui manque, derrière l'image qui manque, il y a encore quelque chose : la nuit. Il y a trois nuits. Avant la naissance ce fut la nuit. C'est la nuit utérine. Une fois nés, au terme de chaque jour, c'est la nuit terrestre. Nous tombons de sommeil au sein d'elle. Comme le trou de la fascination absorbe, l'obscurité astrale engloutit et nous rêvons en elle. Et si ...

Anthologie de la bande dessinée érotique - Vincent Bernière

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Il est un temps que les moins de 20  40 ans ne peuvent pas connaitre. Un temps où on ne pouvait pas tomber sur une orgie d'actes sexuels avec queue mais sans tête, en un clic et un déluge de fenêtres qui ne veulent pas se fermer. Un temps où les seules visions érotiques possibles se réduisaient au catalogue de la Redoute et au générique de fin de GymTonic le dimanche matin. Un temps où l'imaginaire érotique tournait à plein car les images étaient rares. Mais c'était un temps où les bacs de librairies proposaient, si on savait bien -et discrètement- chercher la sciencefictionnesque Survivante de Gillon, l'hilarant et stupide Nécron de Magnus, la sublime Druuna de Serpieri, la pauvre-pauvre Paulette de Pichard, l'ahurissant Déclic de Manara ou encore la sadomasochiste et sérieuse Histoire d'O par Crépax. Ils sont presque tous là et accompagnés de bien d'autres dont je n'avais jamais entendu parler. On croisera bien sûr les anciens John Wil...

Éloge du cul (et autres textes) - Alain Paucard

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  Bon, là on passe aux choses sérieuses. Vous trouverez des vrais mots cochons dans les lignes à suivre. Avis aux âmes sensibles, les pudeurs de certains peuvent ne pas être respectées, tenez-le vous pour dit. Que ceux (ou celles) qui pensent que l'alignement des lettres b + i + t + e (un exemple totalement pris au hasard, vous en conviendrez) ne sont pas que de simples pixels sur l'écran, ni seulement des images et concepts recréés par votre esprit, mais que le sens du mot éclabousse de manière indélébile cet alignement de lettres. Eh bien ! qu'ils passent leur chemin s'ils risquent d'être choqués. Nul n'est forcé de lire, d'ailleurs. On y reviendra plus bas. J'ai ressorti l'Éloge du cul de mes étagères pour participer à une lecture de textes érotiques dans la librairie que je fréquente. Je l'avais plus acheté pour la couverture et le titre, intrigants vous en conviendrez, qu'autre chose. Heureuse surprise ! Autant le précédent...

Hôtel des voy(ag)eurs - Gilles Bachelet

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  Pour préparer vos soirées d'hiver.  L'histoire : une nuit, à l’hôtel des Voyageurs, il se passe de drôles de choses... Les coussins se déhoussent, se frottent les uns contre les autres, de plus en plus... près. La porte s'ouvre. Polochons, traversins, oreillers et coussins entrent en convoi. Classiques ou cloutés, tassés et usés ou jeunes et rembourrés, gros et petits, fins et longs ou larges et tassés, exhibitionnistes ou voyeurs, partouzeurs et onanistes, tous se sont donnés rendez-vous dans cette chambre pour se livrer à une partie de plumes en l'air... Dans cette histoire sans paroles, Gilles Bachelet, plus connu pour sa série du "chat le plus bête du monde", s'adonne à un genre bien particulier, l'album pour adulte. Alors, évidemment, aucun humain n'entre dans cette chambre d'hôtel. Seuls les coussins et polochons... s'agitent. Mémoire des nuits de l'hôtel ou anthropomorphisation de la literie ? Les deux lectures...