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Affichage des articles associés au libellé Ça pose problème

L'insoutenable gravité de l'univers - Gabriel Chardin

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Cinquième participation à l'opération Masse Critique de Babélio (vous savez, je reçois un livre que je choisis et je fais la critique dans le mois qui suit). Que Babélio et les éditions Le pommier soient ici remerciés ! Alors c'était en mai dernier et Masse critique proposait des ouvrages jeunesse et jeune adulte. J'aime bien, mais là ce n'était pas ce dont j'avais envie. Et au milieu, perdu, il y avait L'insoutenable gravité de l'univers de Gabriel Chardin. Avec sa référence à Kundera, le titre aurait pu être celui d'un roman, mais un coup d’œil sur l'éditeur (spécialisé en vulgarisation scientifique) me confirma qu'il s'agissait bien d'un essai de physique autour de la gravité. Tout, dans cette chronique, repose sur de profonds malentendus. Le premier, dont je suis coupable, est d'avoir pu croire que je pouvais faire fi d'études de sciences pour lire de la science. Ahlala ! Qu'allais-je faire dans cette galère ? S...

Defixio - Sylvie Dupin

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Deuxième critique dans le cadre de l'opération Masse Critique. Que Babélio et les éditions Malpertuis soient remerciés pour l'envoi de Defixio ! Defixio , c'est l'histoire de Flavien, Paul, Flore et Salim. Flavien, libraire fantasque, rend visite à Flore, la sœur de son compagnon Paul sur le site archéologique qu'elle dirige. Sur le bord d'un talus, celui-ci s'effondre, entraînant Flavien dans sa chute et révélant une tombe. Flavien a la jambe coincée et cassée dans la dalle et, évanoui, il se réveille la tête à côté d'un crâne et au bord de la noyade. Récupéré par ses amis et se croyant quitte pour une belle peur, Flavien est cependant victime de brûlures, d'hallucinations visuelles et auditives, puis progressivement de crises de somnambulisme. La nuit... mais aussi le jour. La santé mentale de Flavien, semble vaciller, au grand désespoir de Paul. La solution aux troubles de Flavien ne serait-elle pas encore enfouie dans la crypte que Flor...

Petite Poucette - Michel Serres

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Petite Poucette, c'est la jeune fille qui vient d'avoir une vingtaine d'années. Derrière cette expression, Michel Serres crée un nouveau personnage conceptuel. Non pas un être réel, mais un individu représentatif d'une génération et, selon Michel Serres, le premier d'un nouveau type d'humain. "Petite Poucette", parce que son outil c'est le pouce, celui qui envoie des SMS. Petite Poucette, la geek, symbolise le nouveau type d'humain qui se fait jour devant nous, celui de la troisième révolution épistémologique humaine. Il y eut l'invention de l'écrit, puis le passage de cet écrit, manuscrit, à l'imprimé et nous observons, maintenant, le passage de l'imprimé à celui du numérique. D'un œil bienveillant et du haut de ses 80 ans Michel Serres reste admiratif d'une génération radicalement différente de celles qui la précède. Une génération naturellement à l'aise avec les nouvelles technologies mais toujours bai...

Flashback - Dan Simmons

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Durant les vacances de Noël, je vais au cinéma. On y trouve les films annuels des frères ennemis Pixar/Disney et Dreamworks. Pour la quatrième fois, Peter Jackson propose son Tolkien movie. Et puis il y a des comédies françaises. Aller voir une comédie française au cinéma c'est toujours faire un pari. Acter d'abord l'absence de spectaculaire. Ici point d'effet spéciaux, ok c'est le genre. C'est aussi savoir que l'on ne va pas être surpris. On n'est jamais surpris avec une comédie française : les mêmes acteurs, les mêmes petits numéros, les mêmes faiblesses de scenarii, le même rire convenu somme toute. Aller voir une comédie française, c'est faire un pari, le pari que cela peut valoir le coup, quand même... Je suis allé voir Stars 80 à Noël. Le scénario tient sur un ticket de métro. Les stars ne sont ni les acteurs (Anconina et Timsit rejouent honnêtement la même partition de films en films) ni la manière de les filmer. Les stars ce son...

Présumé coupable - Isabelle Guso

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Lorsque Présumé coupable est paru il y a deux ans, la petite blogosphère que je lis (en bas à droite de l'écran) s'est enthousiasmée pour cette novella d'Isabelle Guso, ici par exemple. Et moi aussi (pour faire bonne mesure, une critique négative là ). Et je retarde ce billet depuis des mois. Il traine dans mes brouillons et me nargue tant je l'évite. Ce n'est pas son objet, délicat (la pédophilie), qui me pose problème, j'en ai déjà parlé là . C'est que, pour la première fois depuis le début de ce blog je crains, par mon propos, de réduire, d'enfermer ce texte dans son sujet et d'en trahir la puissance. Tiens, combien d'entre vous sont déjà partis depuis que le mot "pédophilie" est écrit, combien se sont immédiatement dit, subrepticement ou impérativement "oh ! j'ai pas envie de le lire si ça parle de ça". Et pourtant. Les livres qui happent et embarquent le lecteur sans le lâcher ne sont pas si rares. Présu...

Les parents de Stanley Kubrick

Je ne sais pas ce que lui ont fait ses parents mais Stanley Kubrick leur fait chèrement payer. Entendons-nous bien, je ne suis pas un spécialiste de Stanley Kubrick, je n'ai même pas vu tous ses films. Je n'ai pas lu les ouvrages que Michel Ciment lui a consacré. Si ça se trouve je suis en train de réinventer l'eau chaude ou de découvrir quelque chose que les kubrickophiles connaissent depuis longtemps. Pour ma part, je fais partie de ceux que 2001 l'odyssée de l'espace sidère tant l'impression, au sens littéral du terme, qu'il me laisse est forte (on est moins nombreux d'un coup, non ?). Après je peux comprendre la sensation d'hermétisme et de ne pas réussir à entrer dedans. Mais bon ce message n'a pas pour but d'expliciter ma dévotion à 2001 mais à s'interroger sur un aspect mineur mais néanmoins récurrent de l'œuvre du grand Stan. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais la peinture qu'il fait des relations parents-e...

Person of interest ou De la valeur prédictive des séries US

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L'histoire : un SDF est attaqué dans le métro. Il se défend comme seul un homme surentrainé peut le faire. Arrêté, il s'échappe alors que le détective Carter s'intéresse à lui. Il est alors retrouvé par un certain M Finch, milliardaire boiteux qui lui propose un deal . Ce dernier est l'inventeur d'un système informatique qu'utilise l'état dans sa lutte anti-terroriste. Ce système écoute et enregistre tout le monde, tout le temps en mobilisant l'intégralité des ressources de vidéosurveillance. Il est à même de prévoir, par l'analyse des contenus, les attentats à venir. Mais l'État laisse de côté tous les meurtres de droit commun, pour ne pas reconnaître qu'il utilise un système liberticide. M Finch a conservé une back door , un accès discret au système qui lui permet de connaitre l'identité d'individus qui vont être impliqués dans un meurtre dans les 24 h. Mais victime ou criminel ? M Finch et M Reese,...

Éloge du cul (et autres textes) - Alain Paucard

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  Bon, là on passe aux choses sérieuses. Vous trouverez des vrais mots cochons dans les lignes à suivre. Avis aux âmes sensibles, les pudeurs de certains peuvent ne pas être respectées, tenez-le vous pour dit. Que ceux (ou celles) qui pensent que l'alignement des lettres b + i + t + e (un exemple totalement pris au hasard, vous en conviendrez) ne sont pas que de simples pixels sur l'écran, ni seulement des images et concepts recréés par votre esprit, mais que le sens du mot éclabousse de manière indélébile cet alignement de lettres. Eh bien ! qu'ils passent leur chemin s'ils risquent d'être choqués. Nul n'est forcé de lire, d'ailleurs. On y reviendra plus bas. J'ai ressorti l'Éloge du cul de mes étagères pour participer à une lecture de textes érotiques dans la librairie que je fréquente. Je l'avais plus acheté pour la couverture et le titre, intrigants vous en conviendrez, qu'autre chose. Heureuse surprise ! Autant le précédent...

Bienvenue à boboland - Dupuy et Berbérian

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  Aujourd'hui, une lecture plus anodine. Encore que. Pris au hasard à la médiathèque le tome 1 de Bienvenue à boboland de Dupuy et Berbérian. Des deux j'avais déjà lu, sans déplaisir mais sans passion non plus, la série des Monsieur Jean . Ils croquent une série de portraits d'une dizaine de personnages récurrents que l'on voit ci-contre. Tous des bobos (sauf le SDF au centre, et pour cause). Tous les stéréotypes, les phrases ridicules, le mépris d'autrui, la suffisance et la fatuité érigés en règles de vie. Hautain, méchant, méprisant, médiocre, abruti, crétin, arrogant, ridicule... le trait est cruel, mais souvent juste, envers les bobos. Et le rire est grinçant, très grinçant. Si j'applaudis la justesse du regard, la plume acérée et la pertinence de l'analyse des situations (ignorance crasse de la misère autour de soi, réduite à un faire-valoir d'une bonne conscience épisodique ; impayable cross-booking !, etc.), une vraie gêne est finalement...

Les chroniques du soupir - Mathieu Gaborit

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Rédiger cette chronique me fend le cœur. J'ai dit autour de moi depuis des années tout le bien que je pensais de Mathieu Gaborit. Car pour moi qui n'aime pas vraiment la fantasy, son écriture offre une vraie originalité. Précisons un peu les termes. Je n'aime pas la fantasy en général , car à mon sens, son écriture est assez stéréotypée et, si j'aime bien entrer de temps en temps dans un univers assez évocateur, les trop longues sagas me lassent. Or la fantasy a érigé la trilogie en règle, la décalogie en exception qui la confirme, le prince caché en topos et le méchant seigneur des ténèbres en caricature. Oui, mon propos est excessif, ma méconnaissance de tous les écrits sortis depuis des années dans le domaine est crasse, toutes critiques que j'accepte. Mais d'abord je suis chez moi (je sais, l'argument est pauvre) et les centaines d'ouvrages qui s'amoncellent dans ma bibliothèque et autour du lit (oui, chérie, je vais ranger...) me p...