La loi du marché - Stéphane Brizé
Trois posts un même jour, le blogueur n'est plus à une contradiction près... Un film étouffant. Ouverture à Pôle Emploi , sans générique. La caméra alterne entre Lindon et le conseiller dans un très long plan-séquence (technique utilisée plusieurs fois, qui n'est pas sans faire penser au dispositif du Délits Flagrants de Depardon ). La violence de l'institution sur l'individu s'y affiche dans toute son obscénité. Le film pourrait n'être qu'une dénonciation du capitalisme et de ses ravages, à l'image d'un cinéma social assez convenu. Mais le propos de Stéphane Brizé n'est pas de montrer ce que fait le libéralisme, mais ce qu'il nous fait faire . Comment il rend les victimes complices de leur aliénation, bourreaux et gardiens d'un système sans espoir . Vincent Lindon campe un chômeur taiseux devenu vigile de supermarché. Dans la scène-clé du film, son collègue plus expérimenté lui montre comment repérer les voleurs potenti...