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Le voyage de nos gènes - Johannes Kraus, Thomas Trappe

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Nouvel article pour une nouvelle masse critique, que Babélio et les éditions Odile Jacob soient ici remerciés. Le voyage de nos gènes raconte l'histoire des groupes humains et de leurs migrations par les traces qu'elles laissent dans notre génome. Dans un ouvrage écrit à 4 mains, Johannes Kraus tient le rôle du scientifique et Thomas Trappe celui du journaliste. Pour autant la répartition des articles ne se sent pas dans le style mais plutôt dans l'équilibre de l'ouvrage lui-même. Dans la première partie Johannes Kraus raconte brièvement son parcours à l'Institut Max Planck en Allemagne, notamment auprès de Svante Pääbo qui, le premier, avait extrait puis déchiffré l'ADN de l'homme de Neandertal. En une dizaine d'années l'archéogénétique était née.  Dans un premier chapitre un peu trop court et pas assez explicatif à mon goût, l'auteur raconte comment les gènes humains conservent les traces des migrations et déplacements des groupes humains et c...

Le commencement de l'infini : les explications transforment le monde - David Deutsch

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Nouvelle Masse critique avec Le commencement de l'infini de David Deutsch. Que Babélio et les Editions Cassini soient ici remerciées (et que je sois pardonné pour le retard pris à rédiger cette critique). Parce que il faut dire les choses. Quand on reçoit un ouvrage par un éditeur dans le cadre d'une Masse critique, on le reçoit donc gratuitement et en échange on (ici c'est moi) doit rédiger une critique de l'ouvrage, c'est le deal. Pas de problème. Enfin si, un.  On doit le faire dans les 30 jours. OUI ! 30 ! Alors pour une BD , pour un polar c'est easy comme ils disent. Mais pour un livre de David Deutsch, vous voulez que je vous dise ? franchement c'est Mission impossible . C'est bien simple, pour le lire je vais à la vitesse Brian Greene. La "vitesse Brian Greene" c'est mon étalon de vitesse de lecture lente ( expliquée ici ). Un peu comme si je me rapprochais du trou noir dont il essaie de m'expliquer la distorsion temporelle : ...

Castelmaure - Lewis Trondheim & Alfred

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Nouvel envoi dans le cadre de Masse Critique. Que les éditions Delcourt et Babélio soient ici remerciés. Une sensation mitigée à la lecture de cette bande dessinée.  La réalisation est impeccable, l'objet est beau. L'histoire est dense : un roi disparu, une malédiction sur tout un pays, une génération d'enfants conçus la même nuit tous difformes car ils sont porteurs de double identité (siamois, meurtrière hantée par une jumelle non née...) à cela il faut rajouter un mythographe qui parcourt le pays à la recherche des contes et mythes, en espérant secrètement retrouver le roi perdu, un chasseur errant, un roi félon... Les allers-retours temporels densifient la narration sans toutefois toujours l'éclaircir. Ainsi, à la lecture, il me semble que le potentiel de l'histoire n'est pas complètement exploité. Je ne saurais dire pourquoi, un sentiment d'inachevé plane sur cette histoire et ce sentiment est renforcé par le fait que je n'ai pas été sensible au des...

Luminary - Luc Brunschwig et Stéphane Perger

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Il y a ceux qui connaissent Taddeus Tenterhook et il y a les autres. Pour les autres qui roderaient parmi nous, Taddeus, c'est d'abord le plus grand guignard que je connaisse. A côté Peter Parker c'est le BG du campus et Rémi le populaire de la bande. Limite, il y a que Hutchi-le-petit-prince-orphelin qui peut lui en remontrer dans le registre de la loose (ça y est, ceux qui connaissent commencent à comprendre). D'abord avec un blase pareil tu peux porter plainte contre tes parents. Ah bah non, tu peux pas, tu es orphelin. Et puis avec ton physique t'as pas d'ami. Oui, parce que non content d'être un cumulard de la poisse Taddeus est en plus  bossu . Et comme il a intériorisé tout ce malheur, il encaisse en silence les railleries et moqueries des étudiants qui le harcèlent. Bref, Taddeus, c'est le king de la loose . C'est le caractère de Caliméro, Peter Parker en vie sociale et les jérémiades de Scott Summers avant d'avoir emballé Jean Grey...  P...

En quête d'un grand peut-être : guide de littérature ado - Tom et Nathan Lévêque

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  Nouvelle masse critique avec En quête d'un grand peut-être  de Tom et Nathan Lévêque. Qu'ils soient  ici remerciés, ainsi que Babélio. Et bah les amis, c'est de la bien belle ouvrage que je tiens là entre les mains. Alors on va être clair, une fois de plus je montre mon ignorance des réseaux : je ne connaissais ni Tom, ni Nathan, ni leurs chaines Youtube, ni ce livre qui a fait l'objet d'un financement participatif. Bon. Les frères Lévêque ont réussi un coup en réalisant un ouvrage presque complet et qui, de mémoire, est premier sur le sujet. Il n'est pas sans faire penser Panorama illustré de la Fantasy et du Merveilleux des Moutons électriques (bon là on était dans le beau livre avec boitage, grand format etc.). Ici on est sur le manuel commode sans sacrifier à la qualité de l'objet : format presque carré, rabat, jolie quadrichromie, la maquette est impeccable, le graphisme tout autant, et seules quelques coquilles typo surnagent (péché véniel). Voilà ...

Lune - Olivier de Goursac

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En  1977 ou 78, mon institutrice de grande section (qui me faisait un peu peur) tira les rideaux de la salle de classe. Et, dans l'obscurité, elle projeta des diapositives des photos de la conquête de la lune. Il est des moments qui changent une vie. Le monde existait. En dehors de moi. Je venais de naitre une seconde fois. Littéralement. Un vertige infini me saisit à l'instant et ne me lâcha plus. Depuis presque 50 ans. Dans un film mésestimé ,  Clint nous raconte l'histoire de ces hommes qui auraient dû aller dans l'espace et qui furent remplacés au dernier moment par un singe. De ces hommes qui eurent le sentiment d'être passés à côté de leur vie. Il est donné à ces papys une occasion inespérée de quitter la terre, fusse au prix du danger. De faire face à la Terre, à l'espace, à la vie et à la mort. Pour la plupart, seule la catabase permet d'affronter le monstre. Nous sommes les autres qui savent qu'une part d'eux-mêmes les attend là-haut. Et si ...

Univers : explorer le monde astronomique

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Allez, c'est bientôt Noël. Nous vivons des temps troublés et là, moi j'ai envie d'un peu de beauté. Et la beauté, on la trouve en levant la tête. Les éditions Phaidon rééditent  L'univers : explorer le monde astronomique . Alors autant vous le dire, Phaidon ne m'a ni payé, ni envoyé l'exemplaire pour que j'en fasse la promo. Mais ils devraient. J'avais raté l'édition grand format, mais pour quelques centimètres et une vingtaine d'euros de moins, il est possible d'acquérir ce qui est une pure merveille, rien de moins. Plus de 300 pages de reproductions d'images astronomiques mises en regard avec des œuvres d'art, du paléolithique au numérique, qui regardent et pensent l'univers. De brèves notices expliquent la splendeur qui se déploie entre nos mains et sous nos yeux. Quelques doubles pages : Rarement l'expression  Beau livre  aura autant mérité son nom. Ça n'intéresse personne autour de vous ?  Charité bien ordonnée commen...

L'altérité : de qui souffrez-vous ? - Jean-Michel Oughourlian

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Dans ce court essai, Jean-Michel Oughourlian nous propose une synthèse de sa conception du travail thérapeutique à l'aune d'un parcours professionnel riche en découvertes. Pour rappel, JM Oughourlian est neuropsychiatre et a collaboré aux publications de René Girard relatives au désir mimétique. La découverte des neurones-miroirs a conforté ses thèses. Pour aller vite, l'auteur expose dans ses différents opus l'idée que le Moi est labile, fluctuant, généré par le désir mimétique. Le Moi passe son temps à se reconstruire en fonction de la circulation de ce désir tout en se dissimulant l'existence de ce dernier et sa propre impermanence, sa liquidité. Ainsi, la personnalité semble n'être qu'un jeu de costumes que la Culture nous pousserai à endosser, au gré des fluctuations des situations, des rencontres et des choix que nous faisons (mince mais ultime liberté, selon l'auteur). Cela n'est pas sans faire penser à L'homme-Dé de Luke Rinehart ou enco...

Métropolis - Philip Kerr

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Ouverture du rideau : Berlin, 1928. Bernie Gunther, une nouvelle fois, la dernière. Et pourtant il s'agit de Bernard Gunther d'avant Bernie, Bernie d'avant la Trilogie berlinoise , alors qu'il n'est qu'un flic aux mœurs de Berlin. On se soucie finalement assez peu de la résolution de deux enquêtes où il doit identifier l'assassin de prostituées et de clochards-soldats de la 1re, avant de découvrir rapidement qu'ils ne font qu'un. Dans ce préquel, digne d'un voyage dans le temps, on rend visite à une vieille connaissance, devinant dans chacun de ses gestes, de ses répliques, celui qu'il sera. Philip Kerr dessine le croquis d'un tableau qui reste à faire et dont nous avons déjà exploré chaque détail. La petite musique du dialogue intérieur de Bernie est déjà là, oscillant entre cynisme, désespoir et survie mentale dans un monde au bord de l'effondrement. Les nazis ne sont, à ce stade, que des ombres menaçantes. L'intrigue est assez ...

Lux Tenebrae - Giacometti et Ravenne

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Giacometti et Ravenne, c'est comme Philip Kerr , ils écrivent des bouquins qui me font de l’œil depuis longtemps. De l'ésotérisme, du polar et des francs-maçons, sérieusement qui peut y résister ? Alors j'ai lu toutes les aventures d'Antoine Marcas, commissaire franc-maçon. Dans le désordre, mais peu importe. Pour le dire vite, on passera sur la psychologie (et les amours, mortelles !) du pauvre commissaire franc mac'. Les histoires sont forcément inégales, et parfois ce n'est pas terrible... La structure de chaque roman est similaire : le commissaire Marcas enquête sur une affaire mystérieuse, ésotérique, pendant que en alternance les racines historiques (?) font l'objet d'un deuxième fil narratif. Prenant le parti d'une explication rationnelle (sans nier la dimension spirituelle de la quête des francs-maçons), deux titres rompent ce principe : Lux Tenebrae et L'empire du Graal assument la dimension fantastique de leur propos. L'...

L'assassin royal - Robin Hobb

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L'assassin royal est un puits sans fond. FitzChevalerie est le bâtard du roi-servant Chevalerie. Son grand-père, le roi Subtil, en fait un assassin, l'homme au service de la diplomatie parallèle du trône Loinvoyant. Mais, en attendant de grandir, il est confié à Burrich, l'homme en charge des écuries du château. Il y découvrira qu'il a le Vif, magie de l'appariement à un animal (qui n'est pas sans faire penser à la relation entretenue avec le daemon dans A la croisée des mondes  de Philip Pullman). Magie honteuse qu'il lui faut cacher alors qu'il se lie avec Fouinot un jeune chien des écuries...  Et en même temps, il semble que l' Art , magie héréditaire des Loinvoyant (qui s'apparente à de la télépathie et à de l'influence à distance) vibre en lui. Chevalerie, son père, doit abdiquer avant même de régner, et c'est Vérité qui se prépare au trône pendant que leur demi-frère, Royal -qui déteste Fitz, enrage de ne pouvoir prendr...

Les gardiennes du silence - Sophie Endelys

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Nouvelle masse critique (privilégiée) autour des Gardiennes du silence, que Babélio et Les Presses de la Cité soient ici remerciés. Sophie Endelys aime les livres et leur monde. C'est bien simple, son héroïne est bibliographe, c'est dire... (et pas si courant). Impossible ? bah non en fait, parce que Chloé Mac Curtis (eh oui...) est au centre d'une intrigue pas piquée des hannetons. Une sacrée bonne idée même qu'on ne va pas divulgacher, bien que la 4e de couv' ne s'en prive pas, elle .  L'auteure a en plus une manière d'écrire qui est ma foi, relativement originale. Bon c'est pas Hugo non plus, hein, mais au moins il y a une patte.  Sauf que y'a un moment cette écriture, ces sauts narratifs, ces raccourcis, eh bien ça ne passe plus. Tout d'un coup on ne comprend plus grand chose, où on est, pourquoi les personnages sont là. Ce qu'ils disent n'est plus très intéressant et surtout on perd leur densité, si tant est qu'o...

T'as vu le plan ? 100 plans cultes (ou pas) - François Theurel

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Maintenant je le sais, je suis vieux. Définitivement. J'ai entièrement lu ce livre découvert à la médiathèque sans même savoir que l'auteur est une star de Youtube . Et puis, il n'y avait pas le bandeau sur la couverture. J'ai bien aimé son film Camera Obscura , sur la magie du cinéma et l'interpénétration entre film et espace intérieur, lieu de la représentation (ce qui n'est pas sans faire penser à ce texte ). Mais surtout ce livre est celui d'un véritable passionné de cinéma. A partir d'une photo, d'un plan de cinéma, il montre le génie, la puissance de moments de cinéma. La grâce qui étreint ces fugaces plans qui bouleversent et marquent durablement. Ah, le monologue de Roy Batty, la tête de Willard qui sort de la mare, la statue de la liberté à la fin de La Planète des Singes , la sidération de Térence dans la scène finale de Whiplash , la performance d'Isabelle Adjani dans Possession , l'inquiétante révélation du directeur d...

Einstein (presque) facile ! Tout ce qu'il faut savoir sur ses travaux - Rüdiger Vaas

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Nouvelle masse critique pour Einstein (presque) facile ! Que les éditions Delachaux et Niestlé et Babélio soient ici remerciés ! Facile, facile... C'est vite dit ! Rüdiger Vast s'attelle à la très grande tache de nous initier à la pensée et aux travaux d'Albert Einstein. Il n'y a pas à dire, le journaliste de vulgarisation connait son affaire, son Petit et son Grand Albert sur le bout des doigts. Il navigue sur la houle des réflexions du physicien moustachu, les années virevoltent (la chronologie est même un peu confuse parfois) et les affrontements toujours sympathiques avec De Sitter ou Bohr ou Planck, sur fond de correspondance scientifique et de conjectures à démontrer. Si on avait encore un doute, R. Vast nous (dé)montre que derrière chaque avancée conceptuelle en physique et cosmologie, tonton Bébert est toujours là. Rien ne semble s'être fait sans lui voire, a été d'abord pensé par lui avant même que le concept ne se diffuse. Bref, Albert est i...

Les métamorphoses 1858 - Tyria Jacobaeae, tome 1 - Alexie Durand et Sylvain Ferret

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Nouvelle Masse critique pour Babélio et ce tome 1 d'une trilogie chez les éditions Delcourt , qu'ils soient tous ici remerciés pour l'envoi ! L'histoire : Dans le Paris du Second Empire, deux amis, l'un médecin, l'autre vaguement détective privé, s'intéressent à la disparition de plusieurs femmes. Alors qu'ils remontent la piste d'un hypnotiseur, ils sont attaqués par... quelque chose. Depuis que j'ai remis le nez dans Maléfices , je réfléchis Belle époque, je me documente XIXe siècle, j'ai acheté la version 3 du jeu parue il y a 15 ans, j'ai succombé à la version 4. Je ne pouvais pas hésiter, avec un titre pareil : Les métamorphoses 1858 ... Alors je dois dire que l'objet lui-même est très réussi. La couverture est très belle graphiquement (quoique assez horrifique) et la sensation de matière est très agréable, les impressions vernissées fonctionnent bien. Bref, je n'ai qu'une envie, me plonger dedans. Et le ressen...

Neuropsychologie et stratégies d'apprentissage - Rémi Samier et Sylvie Jacques

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Ouvrage reçu dans le cadre de Masse Critique, que les éditions Tom Pousse et Babélio soient ici remerciés. Bon, on n'est pas là pour rigoler, maintenant on parle boulot. Je viens de recevoir Neuropsychologie et stratégies d'apprentissage de Rémi Samier et Sylvie Jacques. Et comme je taffe dans un truc où il y a des livres qui parlent principalement d'éducation, on est parti pour parler pédago et inclusion scolaire. Parce que les éditions Tom Pousse , c'est leur rayon. Chez eux, on trouve uniquement des ouvrages consacrés à l'aide aux parents et aux éducateurs d'enfants en situation de handicap. Leur plus ancienne collection "100 idées pour..." s'est élargie et on trouve dans leur catalogue d'autres titres dans le registre "...concrètement, que faire ?". Leur catalogue se diversifie mais reste dans le pédagogique. Je me rappelle avoir lu il y a quelques années Scolariser un enfant avec un AVS / AESH un peu par hasar...

La double vie de Véronique - Krzysztof Kieslowski [Critique]

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J'ai revu La double vie de Véronique . Et je ne m'en remets toujours pas. Les mots ne viennent qu'imparfaitement. La bande-annonce ici . L'histoire : deux femmes identiques en tous points, une française et une polonaise. Reliées mystérieusement l'une à l'autre, jusqu'à ce que l'une décède... Le reflet est le motif principal du film. Reflet des visages dans les miroirs, jeu de lumières qui les inonde, reflets sonores que la musique crée entre des personnages que tout lie mais qui ne font que se croiser.  Des motifs narratifs se font échos et tissent une oeuvre à la fois transparente et opaque. Véronique, vera icona  elle-même, mais laquelle des deux ? Sont-elles une, deux ou plusieurs ? Le monde est un reflet, les êtres également, mais à quoi cela renvoie-t-il ? Tout y est évident et pourtant lorsque les mots affleurent, ils échouent à rendre compte de la grâce subtile qui irrigue chaque plan. La saturation verte et jaune des images , n'est p...

Découvrir et comprendre les mystères de l'univers - Ben Gililland [Critique]

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Cet ouvrage est une petite merveille de pédagogie. Ben Gililland n'est pas un scientifique à proprement parler, il est infographiste et son métier consiste à rendre compréhensible visuellement parlant, des notions développées par d'autres. Et là, le métier fait son oeuvre. Les mystères de l'univers est richement illustré par de nombreuses infographies qui montrent et expliquent des concepts souvent contre-intuitifs. Mention spéciale à la double page 62-63 qui fait le point sur les particules élémentaires et notamment les manières de nommer celles-ci : quarks, hadrons, leptons, fermions, bosons, muons, gluons, mésons, baryons... Oui, tout ça maintenant c'est clair ! si, si... Mais la grande réussite de Ben Gililland est d'avoir su trouver un subtil équilibre dans son discours : à la fois scientifique (on n'est pas dans ouvrage pour enfant) et, en même temps, totalement destiné aux non-scientifiques curieux. Les Mystères de l'univers est typiquemen...

Pupille - Jeanne Herry [Critique]

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Il est des films qui sont des petits miracles. Pas des chefs-d’œuvres, non, juste des moments d'une profonde humanité, des moments de grâce. Pupille , c'est l'histoire toute simple de l'adoption de Théo. De ces trois mois qui courent de sa naissance et l'abandon par accouchement sous X puis l'adoption par une maman incarnée par Elodie Bouchez. Jeanne Herry filme son sujet comme un documentaire et montre tous les fils qui tissent une nouvelle maternité, à construire. Elle donne à voir tous les personnages et toutes les énergies qui s'activent pour que, dans ce temps très court, ce bébé puisse trouver de nouveaux parents. Pupille n'est pas sans faire penser à Réparer les vivants . Je n'ai vu ni le film, ni lu le livre de Maylis de Kerangal, mais vu le seul en scène d'Emmanuel Noblet. Et là aussi, chaque moment de ce processus est une histoire et une conjonction d'histoires d' une incroyable intensité narrative et émotive. La rencon...