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L'incroyable histoire de Wheeler Burden - Selden Edwards

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Deuxième ouvrage prêté par C, après  Les âmes vagabondes de Stephenie Meyer. Autant je n'avais pas aimé le salmigondis cuculapralinesque de la mormone toquée de vampires, autant je me suis régalé des tribulations de cet américain au destin tout sauf moyen. Le texte que nous tenons entre les mains est rédigé par la mère dudit Wheeler et a pour but de raconter sa destinée pour le moins étrange. Il faut accepter le ton du début (la môman qui raconte à quel point son fiston est fooormidable), il participe pleinement de l'équilibre de l'histoire, même s'il peut paraître un peu agaçant de prime abord. L'histoire : Né dans les soubresauts de la deuxième guerre mondiale d'une mère anglaise pacifiste et d'un père mort sous la torture gestapiste alors qu'il n'a que trois ans, le jeune Burden grandit et devient la coqueluche de chaque endroit où il apparaît. Des inévitables parties de baseball au cœur de la sociabilisation scolaire américaine, ...

Dans la ville en feu / Les dieux du verdict - Michael Connelly

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J'avais juré que l'on ne m'y reprendrait plus  et laissé Michael Connelly au plus bas. Lecteur, j'éprouvais douloureusement l'abîme résidant, pour un auteur, entre être et avoir été . Connelly n'était plus qu'une ombre et j'avais dû me résoudre à faire mes adieux à Harry Bosch et Mickey Haller. Je jette un voile pudique sur mon exaspération à la lecture de Volte face, Le cinquième témoin, Ceux qui tombent , néants intersidéraux de vacuité et alignements de mots  indignes   de la part de l'auteur des Égouts de Los Angeles ou du Dernier  Coyote . Même si, en soi, le polar me semble assez vain comme genre littéraire, Michael Connelly a toujours eu le savoir-faire pour trousser une histoire, rendre attachants ses personnages et ne faire lâcher qu'à regrets ses livres. En articulant finement les enquêtes menées par Harry Bosch aux répercussions qu'elle pouvaient avoir sur sa vie intime, M Connelly dressait le portrait d'un homme solit...

Le voyage de Simon Morley - Jack Finney

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Simon Morley, c'est vous, c'est moi. C'est nous en train de lire le livre, qui sur une banquette, qui dans un lit. Nous qui occultons toute réalité autour de nous et acceptons de mettre notre cerveau en auto-hypnose pour décider de croire à la réalité du livre, de l'histoire. Simon Morley découvre que, si on est assez conditionné par son entourage, par une simulation, on peut retourner dans le passé.  Revenu dans le New York des années 1880, Simon nous fait partager sa lente balade ébahie. De longues et lentes descriptions (il est peintre) achèvent de nous faire croire à la tangibilité de ce New York révolu. Il l'aime tellement qu'il tombe amoureux de la nièce de sa logeuse et se retrouve embarqué dans un incendie qui ravage un immeuble en restauration. Étonnant rythme d'un roman qui s'étire tout en langueur pour retrouver une tension dramatique anodine mais intense (les héros et les personnages d'arrière-plan arriveront-ils à s'échappe...

Version officielle - James Renner

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Version officielle est un grand roman complotiste. Un de ceux que Raymond Khouri n'écrira jamais. Tout simplement parce que James Renner est porteur d'une vision superbement paranoïaque et qu'il suit son sillon sans jamais s'en laisser détourner. On trouve tous les ingrédients d'une grande manip' : l'eau infectée, le projet HAARP, la mémoire manipulée, le 11 septembre... En dire plus serait criminel ! Alors on pourrait trouver à redire que le deuxième tiers du roman est le ventre mou du roman : la narration souffre du manque de personnages pour un roman aussi ambitieux. Péché véniel.  Mais cela est bien peu de choses eu égard à une narration qui cheville le lecteur de bout en bout et un final particulièrement bien trouvé. James Renner apparaît comme le digne cousin américain de l'Antoine Bello des Falsificateurs , ce qui n'est pas le moindre des compliments. Une belle réussite qui augure un excellent faiseur d'histoires.

L'art de l'univers - John D Barrow

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Rarement ai-je mis autant de temps à achever la lecture d'un essai... John Barrow tente de nous convaincre des connexions intimes entre la structure de l'univers et nos représentations de l'art. La gageure est immense. Et l'auteur n'y réussit que partiellement à trop tenter de courir deux lièvres à la fois. Il tente de nous expliquer comment le monde est monde, qu' il est comme il ne peut qu'être tout au long de développements en biologie, géologie, climatologie, planétologie, cosmologie. C'est la partie la plus ambitieuse et, en même temps, la plus faible de l'ouvrage : le texte est daté de 1995, remis à jour en 2005. Il a donc plus de 12 ans ! On peut s'étonner d'une publication aussi tardive par Actes Sud. Sans être assez spécialiste, il semble que certains développements sont déjà un peu datés dans des domaines où la Recherche avance à pas de géants. Reprenant le principe anthropique et l'évolutionnisme qui feront le succès...

La mécanique des ombres - Benjamin Legrand

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Vous ne connaissez pas Benjamin Legrand ?  C'est parfaitement injuste. Il est un des grand raconteur d'histoires français. Traducteur, scénariste, auteur de BD, de polars, d'adaptations en tout genre, son écriture est des plus visuelles. En quelques mots, Benjamin Legrand plante une scène. En quelques lignes il campe une histoire. En moins d'une page, on voit le personnage, on l'entend avec son histoire, ses rêves et ses secrets. Pas besoin d'en faire  des pages et des pages , ni d'en rajouter  des tartines . J'ai déjà dit tout le bien que je pensais de B Legrand. Je n'ai pas été déçu cette fois non plus. La mécanique des ombres c'est l'histoire du Mistigri, un collier de perles noires qui porte la poisse à ceux qui croisent sa route. Un chien revanchard, un escroc, une antiquaire, un ado, sa sœur et sa petite frappe de copain, un astronaute fou et une station orbitale en perdition, une touriste allemande et son frère mili...

La matière noire, à la recherche de la plus grande inconnue de l'Univers (Alberto Casal Gonzalez)

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C'est le 5 ou 6e ouvrage d'astrophysique lu en 2 ans et pour la première fois je dis "enfin !". J'ai dû lire deux fois La réalité cachée de Brian Greene en peinant à chaque ligne, je n'avais pas retenu grand chose du Sahara vient des étoiles bleues de Jean-François Becquaert ainsi que de la  Balade en cosmologie d'Aurélien Barrau ou encore des conversations entre Jean-Claude Carrière et Thibault Damour. Il y a un mois parait une série d'ouvrages vendus en presse Voyage dans le cosmos marquée par la figure tutélaire d'Hubert Reeves. Cela sentait l'ouvrage de vulgarisation pour ceux qui n'y connaissent rien, mais à 4 euros, je ne risquais pas grand-chose. Une énorme coquille typographique sur le cartel de présentation laissait présager le pire. Et là, divine surprise ! Malgré l'impossibilité de trouver la date du texte en langue originale, ainsi que la difficulté à identifier l'auteur réel du texte (Hubert Reeves n'a assu...