Sciences et science-fiction


Cet ouvrage est le catalogue de l'exposition Sciences et Science-Fiction qui s'est tenue à la Cité des Sciences et de l'Industrie de octobre 2010 à juillet 2011.
 
D'abord, j'aime pas les catalogues d'expositions.
 
Et puis, si j'ai beaucoup aimé aller dans les musées plus jeune (si, si, c'est vrai), maintenant ça m'ennuie.
Mais bon, une expo sur la SF, avec une vraie visibilité et qui, en plus, évite le coté ghetto qui colle à toute la SF (franchement, qui, en dehors des aficionados, a entendu parler des Utopiales par exemple ?)
Bref, je ne pouvais pas ne pas y aller.

Donc ici, point de complexe, et une vraie exposition (aux deux sens du terme) de et sur la SF. Je n'ai pas boudé mon plaisir !
L'expo m'a plu mais je n'en ferai pas la chronique, d'autres l'ont bien fait, ailleurs.
 
Non, le gros problème c'est le passage à la librairie... Il est quasiment impossible de ne pas acheter ce très bel objet.
Tout d'abord il faut saluer le travail de l'éditeur : pas vu de coquilles et l'impression est très soignée. L'ouvrage en quadrichromie est richement illustré, le format carré est très agréable et les pages dépliantes sont nombreuses et souvent pertinentes (pas toujours).
Mais il faut dire que cet ouvrage n'est pas un catalogue d'exposition à proprement parler. Il ne s'agit pas d'un recensement des éléments de l'exposition ni même un résumé de celle-ci.
Il s'agit bien plutôt d'un essai sur la SF et ses thématiques, d'une vision panoramique de celles-ci tant sur le plan littéraire que cinématographique. Si les références aux avancées scientifiques sont présentes, elles ne sont pas l'essentiel de l'ouvrage. Non, le plus important est que l'ouvrage permet de découvrir dans des synthèses courtes, mais toujours accessibles pour le néophyte, les grandes questions qui traversent les courants de la SF actuelle et passée : Le voyage dans le temps dans la SF, fin du monde et science-fiction, communication interstellaire, les extraterrestres et la fin de la croyance populaire, le cyberespace est-il un simulacre de réalité ? etc. Cinq thématiques traitées parmi les vingt-deux qui composent l'ouvrage et regroupées en trois grands chapitres : "L'espace-temps", "L'homme", "Les machines".
 
Ainsi on se trouve face à ce qui est, à mon sens, peut-être le meilleur ouvrage d'initiation sur la SF actuellement sur le marché avec des contributions par les quatre mousquetaires actuels de la SF (U. Bellagamba, P. Gyger, R. Lehoucq et C. Pieyre, tous quatre commissaires de l'exposition) ainsi que de spécialistes de la SF et de scientifiques.
 
Une très très bonne surprise, finalement.
 

À qui l'offrir ?

- à soi d'abord : en plus d'être très bien fichu, c'est aussi un bel objet et, à 29,90 euros, vu la richesse de l'iconographie, c'est cadeau ;
- à l'amateur honteux de SF, de ceux qui n'osent pas dire qu'ils aiment la SF parce que c'est encore un mauvais genre au mieux, quand elle n'est pas considérée au pire comme de la sous-littérature. Et qui donc oseraient encore moins acheter ce "genre" de livre alors qu'ils le trouveraient passionnant s'il l'avaient entre les mains. Allez, en cherchant bien on en trouve vite au moins un ou deux autour de soi...
- Ne l'achetez pas au fan, il l'a déjà.
 

Pour prolonger la lecture :

- Si vous avez aimé, vous aimerez peut-être :
 

-Panorama illustré de la Fantasy et du Merveilleux. Je dirai très prochainement tout le bien que je pense de cet ouvrage fondateur de la maison d'édition Les Moutons électriques.
En deux mots : le même projet que l'ouvrage ici présenté, mais sur la fantasy et le merveilleux dans sa conception extensive (les contes, les albums pour adultes, la fantasy animalière à l'anglaise, la matière arthurienne etc.), en 86 notices biographiques (et quelques thématiques). Là encore richement illustré (en noir et blanc). Alors, oui, je sais, il est épuisé depuis 4 ans, mais il en reste un chez Laurence (mention spécial copinage), alors courez-y !





- aussi passionnant mais déjà plus pointu sur la thématique, toujours au Moutons, "Space Opéra!" serait un ouvrage formidable s'il n'était pas truffé de coquilles au point d'en devenir quasiment illisible. Un gâchis monstrueux de la part des Moutons, trop souvent coutumiers de ce genre d'imperfections.

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