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Affichage des articles du octobre, 2014

Une très grande librairie

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La très petite librairie est un très grand lieu.



On y croise des libraires passionnés, des lecteurs exigeants et curieux, on y prend des apéros littéraires, forcément littéraires, on y fête même Noël entre lecteurs et libraires autour d'un repas collectif au milieu des livres où l'on s'offre un livre surprise (en cherchant bien vous me trouverez sur la photo), on fait même une balade littéraire dans la ville de Clisson tous les ans avec lectures et pique-nique dans les lieux publics...

Non, vraiment La très petite librairie, ce n'est pas une librairie comme les autres.

Et malgré tout ça, Laurence rame. Soutenue par la Très petite association, et par des lecteurs fidèles, mais parfois cela ne suffit pas.





Alors on a décidé de lui offrir une bulle d'air sur Ulule. Il ne reste plus qu'à finir de collecter les 10 000 euros nécessaires à son affermissement (ou, soyons fous, 20 000 euros).

C'est là, et ça vaut le coup, même pour une petite somme. Surtout pour une petit…

Mysteries - Beth Gibbons

Mysteries
Libérée du trip-hop entêtant de Portishead, la voix de Beth Gibbons livre une prestation bouleversante dans une mélodie faussement simple. Magnifique.

Cédric Klapisch, qui n'est pourtant pas un grand réalisateur, utilise la charge émotionnelle de Mysteries pour révéler le cœur dévasté de Wendy dans Les poupées russes.
Elle sait qu'il va la tromper, mais lui ne sait pas qu'elle le sait. Alors, elle lui fait une des plus belles déclarations d'amour de cinéma et lui, comme un con (la trilogie de Klapisch est quand même une ode à la connerie masculine), il s'en va.
Klapisch aurait pu faire beaucoup mieux en abandonnant les plans de coupe sur le visage de Romain Duris et ce plan large qui clôt inutilement la scène sur le parvis de la gare. Ce quai n'aurait jamais dû finir. Pourquoi (hein, pourquoi ?) nous infliger cette coupe sur Duris, on s'en fout de Duris, on ne lâche pas Kelly Reilly quand on lui écrit une scène pareille... Il n'y avait qu'un…

Robe de marié - Pierre Lemaitre

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Pierre Lemaitre est un grand malade.

Ça ne va pas bien d'imaginer des histoires aussi dingues ?

Déjà que la pauvre Sophie est complè-tement à la ramasse. Elle a des oublis, elle est pourtant sûre d'avoir laissé ses clés là, d'avoir rangé le cadeau pour son mari, bien caché, pour lui offrir à son anniversaire, bientôt. Et là, pas moyen de le trouver. Et puis, l'enfant qu'elle garde est mort, là, entre ses mains, alors qu'elle sait qu'elle ne l'a pas tué. Mais elle a si mal à la tête, tellement envie de dormir...

Robe de marié est un court roman en trois parties. D'inégales longueurs, elles bousculent tout ce que l'on croyait savoir des lignes qui précèdent. Robe de marié est un texte d'une roublardise sans nom, qui manipule son lecteur comme rarement je l'ai été (à part peut-être L'usage des armesde Iain M. Banks ou Les apparences de G. Flynn).
C'est bien simple, ce court texte je l'ai entamé à 22 h dans mon lit et, travail ou pas…