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Affichage des articles du mai, 2013

Petite Poucette - Michel Serres

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Petite Poucette, c'est la jeune fille qui vient d'avoir une vingtaine d'années. Derrière cette expression, Michel Serres crée un nouveau personnage conceptuel. Non pas un être réel, mais un individu représentatif d'une génération et, selon Michel Serres, le premier d'un nouveau type d'humain.

"Petite Poucette", parce que son outil c'est le pouce, celui qui envoie des SMS.
Petite Poucette, la geek, symbolise le nouveau type d'humain qui se fait jour devant nous, celui de la troisième révolution épistémologique humaine. Il y eut l'invention de l'écrit, puis le passage de cet écrit, manuscrit, à l'imprimé et nous observons, maintenant, le passage de l'imprimé à celui du numérique. D'un œil bienveillant et du haut de ses 80 ans Michel Serres reste admiratif d'une génération radicalement différente de celles qui la précède. Une génération naturellement à l'aise avec les nouvelles technologies mais toujours baignée dans un …

Des gens très bien - Alexandre Jardin

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L'histoire : jean Jardin, grand-père de l'auteur était directeur de cabinet de Pierre Laval.
Son grand-père est directeur de cabinet de Laval en 1943.

(relire et répéter silencieusement la phrase qui précède, pour bien ressentir son pouvoir destructeur).


A près de 50 ans, Alexandre Jardin ne veut plus, ne peut plus écrire de roman, étouffé en quelque sorte par la tradition familiale de narration fabuleuse. Dans son roman "la guerre a neuf ans", son père, Pascal Jardin décrit, une guerre de pacotille à hauteur de son âge. "Le nain jaune" qui suivra est une véritable opération de blanchiment de son propre père, et entérine la version d'un haut fonctionnaire qui a fait ce qu'il a pu, qui a sauvé les meubles, jamais inquiété après-guerre. Interpellé dès son adolescence par son ami Zak, son presque double, la graine du soupçon ne cessera de tarauder Alexandre Jardin jusqu'au trop plein, jusqu'à l'impossibilité d'aller plus loin, d'accep…

Portishead

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Est-il besoin de présenter encore Portishead ?
En trois albums le trio a créé une patte inimitable de spleen et de mélodie. Alors oui, cela a vingt ans pour le premier. Et alors ? Quand c'est bon, on ne compte pas.
Je les écoute quotidiennement dès mon arrivée lorsque je suis seul au bureau. C'est la seule musique avec laquelle je peux travailler en même temps...
Un peu de douceur dans un monde de brutes, à partager ici.

La radio Deezer de Portishead.

Ma playlist avec un extrait ci dessous.






Garôden - Jirô Taniguchi et Baku Yumemakura

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J'ai déjà dit ici tout le bien que je pensais de Jirô Taniguchi. Quartier lointainest un pur chef d’œuvre, Le journal de mon père mérite également cette appellation et je viens de terminer Le sommet des dieux dont je vous parlerai bientôt. Seul L'homme qui marche m'a paru sans intérêt.

L'histoire : Bunshichi Tanba est un dôjô-yaburi, un combattant solitaire qui défie les écoles de lutte, les unes après les autres, hors de toute manifestation officielle. Hanté par un combat perdu et inachevé, il n'a de cesse de retrouver et de défier une nouvelle fois Kajiwara alors inconnu et depuis devenu une star de la lutte...

Bon... comment dire ? Voici un manga parfaitement dispensable, inintéressant au possible à mon sens. J'ai attendu la première dernière page (je ne me ferai définitivement pas au sens de lecture inversé) pour espérer y trouver un quelconque intérêt, mais non, rien. Les combats se succèdent, entre provocations de rues et manigances de la fédération de catc…