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Affichage des articles du août, 2017

Etoiles dans la nuit des temps - Yves Vadé (dir.)

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L'ouvrage n'est pas à proprement parler une initiation à l'archéoastronomie (on lui préférera Géométrie céleste : Comprendre la signification astronomique des sites anciens de Ken Taylor).
Il s'agit ici de regrouper les contributions de divers spécialistes sur le sujet qui précisent tel ou tel point de leur recherche. La lecture pour celui qui débute dans le sujet n'est pas forcément aisée, l'ouvrage étant pauvre graphiquement, et il implique de maîtriser les termes de l'astronomie afin de pouvoir transposer dans une représentation de la voûte céleste ce qui est décrit. 
Il est composé de deux parties : les analyses portant sur des traces d'observations célestes dans les civilisations d'avant l'écriture (préhistoire et civilisation celte), ou dans des civilisations utilisant l'écriture (Babylone, Chine, Samarkand, Inde).
Cela posé, le recueil de Yves Vadé n'en est pas moins passionnant (quoique forcément inégal) et chacun piochera dans les …

L'oreille interne - Robert Silverberg

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Tout ça pour ça !

L'oreille interne est un grand ratage. 

L'histoire : David Selig, médiocre personnage est télépathe. Mais son pouvoir s'en va, le quitte. Et Selig n'ayant jamais pu faire l'expérience de l'adolescence, doit découvrir la frustration et apprendre, enfin, un peu à mourir.

L'idée du don comme malédiction n'est plus très originale, même si elle devait l'être à l'époque de la rédaction du roman. Qu'importe, car Silverberg n'atteint pas, et de loin, la qualité de traitement de la solitude d'un être comme a pu le faire Ken Grimwood au sujet de l'immortalité dans Replay.
Bien pis, le roman est encombré de tics d'écriture propre aux années 50-70 : adresse au lecteur omniprésente, délires qui n'amènent rien à la progression narrative... La destructuration de la chronologie ne surprend pas mais n'apporte pas grand'chose à l'histoire de cet homme. Frustration sexuelle et médiocrité des affects, tout "sen…

Le serpent d'étoiles - Jean Giono

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Torturé à coups d'Enfants et la rivière et de Gloire de mon père pendant mes lointaines et jeunes années, j'entretiens une souveraine méfiance envers tout auteur soupçonné, à tord ou à raison, de régionalisme. Giono c'est "même pas en rêve". Le hussard sur le toit de Rappeneau ne m'avait pas assez enthousiasmé pour que je change d'avis, et en plus, il y a assez de livres qui m'intéressent sans que j'aille m'encombrer de ceux qui ne m'intéressent pas.

J'avais tord une fois de plus.

Il aura fallu une note sibylline de Philippe Walter au détour de son extraordinaire Caniculepour me convaincre de mettre le nez dans des pages de Giono.

L'histoire : le narrateur, jamais nommé, dans une Provence de début de siècle, celui d'avant, raconte sa rencontre avec un berger et sa famille. Un berger qui, avec ses mots à lui, remis dans les mots de Giono, lui dit la Terre, les courants telluriques et les forces chthoniennes qui traversent le monde,…

La nuit du 28 février - Leif G. W. Persson

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Non mais c'est quoi ce bouquin ?

En furetant dans une bibliothèque amie, truffée de polars, ce qui n'est pas mon genre de prédilection, je tombe sur un scandinave inconnu.
Je suis embêté par le polar scandinave, car il me laisse froid. Normal c'est le grand nord ;)

Mais encore ? Si je n'ai pas lu Millenium, je me suis énervé sur un Camilla Läckberg (Le Prédicateur pour ne pas le citer) tant l'intrigue est mauvaise, et je me suis profondément ennuyé dans La cité des Jarres d'Analdur Indridason. Pour le première avec des personnages totalement inintéressants et le deuxième avec un inspecteur ectoplasmique et une intrigue dont je ne me rappelle pas le plus petit bout de queue de souvenir, c'est dire. Je passe sur Le meurtrier sans visage d'Henning Mankel totalement oublié ainsi que sur un islandais prêté de chez Babel Noir dont je ne ne rappelle ni le nom ni le titre, c'est dire...
L'enthousiasme pour le meurtre chez ces parangons de civilisation autop…